Langue française

  • En flânant dans les ports et aux abords des navires, en marchandant avec un négociant en vins, en s'attablant dans un cabaret aux côtés d'ouvriers, en s'immisçant dans une soirée de la noblesse coloniale, en visitant un village amérindien, Catherine Ferland reconstitue toute la chaîne de consommation de l'alcool en Nouvelle-France. Elle aborde la production et l'importation des boissons alcooliques, la manière dont elles se distribuent géographiquement et socialement dans la colonie et termine par l'ivresse. Que peut-on retenir de cette incursion dans les XVIIe et XVIIIe siècles canadiens? Quelles sont les continuités dans les manières de boire, de France à Nouvelle-France?

    «Bacchus en Canada s'avère une contribution marquante et extrêmement originale aux connaissances dans le domaine. À partir d'un très large corpus de sources manuscrites, imprimées et matérielles, et s'inspirant des travaux d'anthropologues et d'historiens américains et français, Catherine Ferland livre une histoire interculturelle, c'est-à-dire une histoire qui permet de suivre le parcours de cette substance psychotrope d'une culture à une autre. Cet ouvrage novateur marquera autant l'historiographie de la Nouvelle-France que celle du monde atlantique français et l'ethnohistoire nord-américaine.» Laurier Turgeon Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine ethnologique Directeur de l'Institut du patrimoine culturel. CELAT, Université Laval Catherine Ferland est historienne, professeure associée au Département d'histoire de l'Université de Sherbrooke et membre de l'équipe de l'Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française. Elle a notamment dirigé l'ouvrage collectif Tabac et fumées. Regards multidisciplinaires et indisciplinés sur le tabagisme, XVe-XXe siècles (Presses de l'Université Laval, 2007) et a traduit un ouvrage marquant de David T. Courtwright, paru en français sous le titre De passion à poison. Les drogues et la construction du monde moderne (Presses de l'Université Laval, 2008).

  • Québec, le 15 avril 1763. Marie-Josephte Corriveau est reconnue coupable du meurtre de son mari et condamnée à mort par pendaison. Son corps encagé est exposé à une populaire croisée des chemins à Pointe-Lévy. Celle qu'on appellera désormais « la Corriveau » va, bien involontairement, entrer dans l'histoire... et la légende. La Corriveau est un personnage fascinant qui hante la mémoire ­collective québécoise depuis des générations. Basée sur un fait judiciaire à la tournure tragique, l'histoire de Marie-Josephte Corriveau a été reprise et progressivement déformée jusqu'à devenir l'une des plus célèbres légendes du Québec, au point où il devient difficile de départager le vrai du faux. Pour le meurtre de combien de maris a-t-elle été condamnée ? A-t-elle été placée vivante ou morte dans cette sinistre cage de fer à une intersection passante de la Côte-du-Sud ? D'où proviennent les allégations de sorcellerie qui entacheront bientôt sa mémoire ?

    Catherine Ferland et Dave Corriveau se sont livrés à une minutieuse enquête pour rétablir la véritable histoire de Marie-Josephte Corriveau, mais ils se sont aussi attachés à retracer la trajectoire de la légende elle-même, ainsi que ses nombreux parcours dans la culture populaire à travers les arts et la littérature, jusqu'à nos jours.

    Catherine Ferland est historienne, conférencière et professeure associée au Département d'histoire de l'Université de Sherbrooke. Elle a écrit, dirigé ou codirigé plusieurs livres dont Femmes, cultures et pouvoir. Relectures de l'histoire au féminin (PUL, 2011), Bacchus en Canada (Septentrion, 2010) et Tabac & fumées. Regards multidisciplinaires et indisciplinés sur le tabagisme, xve-xxe siècles (PUL, 2007).

    Formé à l'Université Laval en histoire et en sociologie, Dave Corriveau est un passionné du passé québécois sous toutes ses formes. Ce Beauceron d'origine, employé dans la fonction publique depuis 2008, a publié un article sur l'histoire des petits gâteaux Vachon dans l'Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française. Cet ouvrage est sa première publication d'envergure et l'occasion pour lui de contribuer à démystifier une légende qui hante sa famille depuis 250 ans.

  • À l'époque de la Nouvelle-France, la noblesse canadienne forme un contingent dynamique de la société coloniale, jouant un rôle actif dans les sphères administratives et militaires, ainsi que dans le régime seigneurial. La signature du Traité de Paris en 1763, qui scelle le destin de la population en cédant le Canada à la Grande-Bretagne, vient compromettre la pérennité de cette classe sociale. Perçus comme une menace potentielle en raison de leur ascendant sur le peuple et de leurs liens étroits avec la Cour de France, les nobles canadiens subissent beaucoup de pression de la part des nouveaux dirigeants : il leur faut quitter le pays ou accepter la nouvelle conjoncture.
    Cet ouvrage propose une incursion dans les sources canadiennes, depuis les premières décennies du Régime anglais jusqu'aux révoltes des patriotes, en passant par les débuts du parlementarisme. Il permet d'entrevoir la façon dont la noblesse canadienne a pu réagir, s'adapter et se transformer dans un nouveau contexte sociopolitique, révélant au passage une riche variété de trajectoires personnelles et familiales. Quelles motivations prévalurent dans les décisions et les stratégies des membres de la noblesse? Quelle fut leur participation aux grands événements politiques et miliaires de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle?
    L'abbé Jean-Paul Morel de La Durantaye (1932-2016) a été professeur de littérature française et québécoise au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse. Boursier du Conseil des arts du Canada, il détenait une licence ès lettres de l'Université de Montréal et un doctorat en lettres françaises de l'Université d'Ottawa. Il a été membre pendant plusieurs années de la Corporation du domaine de Lanaudière. La maladie l'ayant empêché de mener à bien l'écriture de ce manuscrit, ses parents et amis lui ont fait une promesse solennelle : celle d'en faire compléter la rédaction, puis de faire publier l'oeuvre couronnant toute une vie consacrée à la connaissance.

  • Fondée en 1905, la biscuiterie François Leclerc est inextricablement liée à l'histoire du Québec, dont elle épouse et reflète les évolutions. Pour rivaliser avec une concur­rence féroce, pour surmonter tour à tour des incendies, des guerres mondiales et des crises économiques, pour saisir les occasions offertes par la mécanisation, ­l'essor des ­médias publicitaires et les développements informatiques, les générations successives de la famille Leclerc ont dû redoubler d'ingéniosité et de persévérance. Qu'est-ce qui explique cette histoire de succès? Quels furent les choix, les écueils et les bons coups? Quelles leçons tirer de cette expérience plus que centenaire?

    Généreusement illustré, ce livre vise à présenter au grand public la trajectoire fascinante des Biscuits Leclerc. Depuis de modestes débuts dans la basse-ville de Québec jusqu'à l'impressionnant déploiement nord-américain, le lecteur découvrira les stratégies et les valeurs qui ont fait de cette biscuiterie un joueur majeur de la scène agroalimentaire et l'un des plus savoureux fleurons du Québec Inc.!

    Catherine Ferland est historienne professionnelle, conférencière et spécialiste en histoire culturelle du Québec. Depuis 2003, elle a écrit ou dirigé de nombreux ouvrages, manuels, rapports, articles spécialisés et textes grand public, en plus de contribuer régulièrement à Radio-Canada, au Devoir et à MAtv. Elle est présidente des Services Vita Hominis et fondatrice des Rendez-vous d'histoire de Québec.

  • « Portées par le souffle des grands mouvements féministes des années 1970, les études sur les femmes connaissent depuis quelques années une sorte d´écroulement. Ce colloque a réparé ce dommage, par les discussions et les échanges entre chercheurs et intervenants sociaux, d´une manière riche et foisonnante. Histoire, études des femmes et des rapports de genre, psychologie, sciences de la communication, science politique, administration, sociologie, études littéraires, tout ce malstrom a fait se côtoyer les éléments interdisciplinaires d´une rare fécondité. Venus d´horizons très divers, les spécialistes croisant leurs savoirs ainsi que les intervenants médiatiques ont prouvé que le chemin est encore long pour que les femmes existent réellement dans les champs de la culture et du pouvoir... Pour ma part, venue de contrées sinistrées dans ces domaines, je suis repartie revigorée par un tel colloque : sa qualité m´a fait demander qu´il soit reconduit sur tous les continents... Lisez ces actes, plusieurs communications sont magistrales. » (Extrait de la préface de Rita El Khayat) « Portées par le souffle des grands mouvements féministes des années 1970, les études sur les femmes connaissent depuis quelques années une sorte d´écroulement. Ce colloque a réparé ce dommage, par les discussions et les échanges entre chercheurs et intervenants sociaux, d´une manière riche et foisonnante. Histoire, études des femmes et des rapports de genre, psychologie, sciences de la communication, science politique, administration, sociologie, études littéraires, tout ce malstrom a fait se côtoyer les éléments interdisciplinaires d´une rare fécondité. Venus d´horizons très divers, les spécialistes croisant leurs savoirs ainsi que les intervenants médiatiques ont prouvé que le chemin est encore long pour que les femmes existent réellement dans les champs de la culture et du pouvoir... Pour ma part, venue de contrées sinistrées dans ces domaines, je suis repartie revigorée par un tel colloque : sa qualité m´a fait demander qu´il soit reconduit sur tous les continents... Lisez ces actes, plusieurs communications sont magistrales. » (Extrait de la préface de Rita El Khayat)

  • C'est aux paradis artificiels et autres substances « illicites » que se consacre le numéro du printemps de la revue Cap-aux-Diamants. Tabac, alcool, marijuana, LSD, de la Nouvelle-France aux années 1970, ce numéro propose plusieurs articles abordant un aspect ou un autre de ces substances visant à altérer les sens. Catherine Ferland propose quelques histoires autour du tabac en Nouvelle-France. Samuel Heine nous entraîne dans les fumeries d'opium et à la rencontre de la communauté sino-montréalaise au XXe siècle. Prohibition ou tempérance ? Yannick Cormier revient sur le référendum du 10 avril 1919. Guy Morin effectue un voyage dans le Québec psychédélique, et François Droüin nous informe sur la commission Le Dain qui, dans les années 1970, étudiait déjà la possibilité de décriminaliser le cannabis. Enfin, Marc-André Brouillard discute de la revue Mainmise, publiée entre 1970 et 1978, véhicule de la contre-culture québécoise de l'époque.

  • Le numéro printanier de la revue Cap-aux-Diamants propose un dossier thématique sur la déviance et la marginalité au féminin. Étudier la déviance, c'est jeter un oeil sur les comportements qui dérogent à la norme. Dans ce cas, il s'agit d'étudier l'inacceptable féminin à une époque donnée, de porter un regard sur les pouvoirs auxquels les femmes furent astreintes. Le numéro s'ouvre sur un article sur les cabaretières et le « boire féminin ». Il se poursuit avec un texte sur le rôle des femmes dans les charivaris au XVIIIe et XIXe siècle. Il est ensuite question de l'attitude de l'Église catholique envers le concubinage à travers le cas d'une « presque veuve » et d'infanticides comme moyen de régulation des naissances dans la première moitié du XIXe siècle, à Montréal. Les articles suivants portent sur les femmes en institution psychiatrique, la critique de romans écrits par des femmes et contenant des éléments subversifs, puis de la prison des femmes de Québec entre le début des années 1930 et le début des années 1970.

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