Catherine Chabert

  • Présente dès les commencements, soumise aux aléas des expériences qui l'actualisent, l'attente n'est pas un concept analytique mais elle est partie prenante dans la cure. Le transfert est là pour révéler l'attente taraudante de la satisfaction de désirs. Elle peut aussi prendre des formes plus souffrantes, lorsque l'écart creusé est insupportable, qu'il s'agisse de la différence des sexes, de la vie amoureuse ou du narcissisme. Quels traitements possibles dans et par la psychanalyse sinon ceux offerts par sa méthode ? L'association libre, l'interprétation, la mémoire, le silence, les mots... L'auteure se consacre à la recherche de ces voies d'accès et révèle le caractère inéluctable de l'attente comme fondement du transfert et du contre-transfert.

  • Aimer et travailler constituent les deux grandes entreprises de la vie et de la psychanalyse, selon Freud. L'auteur propose d'y ajouter : « être capable de se quitter ». Car, tout au long de la vie, la séparation scande le rythme de la présence et de l'absence, dans ses passages, ses aléas et ses désordres, dans ses rencontres et dans ses créations. Le rôle de la psychanalyse est aussi de faire cet apprentissage par l'expérience de la fin de la thérapie.
    « Maintenant, il faut se quitter » : c'est l'injonction douloureuse qui résonne à nos oreilles lors de scènes de séparation et de disparition. Cet ouvrage les expose et interroge : comment y parvient-on ? Au-delà de la classique trilogie freudienne (angoisse, deuil, douleur), sont abordées les humeurs noires qui annoncent la clinique (dépressions), la métapsychologie (pulsion de mort), l'histoire via la littérature (Shoah), et l'amour maniaque, illustration de la lutte parfois folle, parfois indispensable, contre l'absence et l'oubli.
    En traitant des angoisses liées à la séparation et à l'absence, la psychanalyste révèle alors une ultime question : le patient, guéri, peut-il se séparer de son médecin ?

  • Cet ouvrage explore les modalités d'affrontement à la passivité dans le double registre de la sexualité oedipienne et notamment des fantasmes de séduction et du traitement narcissique de la perte d'amour. Dans la cure, masochisme et mélancolie empruntent les voies intérieures qui pour les deux sexes, ouvrent l'accès aux formes vivantes du féminin.

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    Les séparations, entre attraction et perte, séduction et renoncement, scandent le rythme de la présence et de l'absence, tout au long de la vie, dans ses passages, ses aléas et ses désordres, dans ses rencontres et ses miracles. Entraînées par la masse d'affects tristes, nostalgiques voire mélancoliques, figées par l'angoisse de l'éloignement et de la mort, les séparations risquent d'être essentiellement saisies dans le halo du désespoir ou du traumatisme.

    Ce serait oublier la détermination constructive, indispensable à tous les processus de différenciation : qu'ils se déclinent entre dedans et dehors, réalité psychique et réalité matérielle, moi et autre, masculin et féminin, ils trouvent dans l'expérience de séparation et dans les représentations  qu'elle se donne, un support fondamental riche de toutes les potentialités de changement.

    Les auteurs explorent les multiples voies qui s'offrent à nous pour aborder la question des séparations, qu'elles relèvent d'une catastrophe ou qu'elles assurent une victoire.

    Mise en vente le 26 septembre 2013.

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    Les séparations, entre attraction et perte, séduction et renoncement, scandent le rythme de la présence et de l'absence, tout au long de la vie, dans ses passages, ses aléas et ses désordres, dans ses rencontres et ses miracles. Entraînées par la masse d'affects tristes, nostalgiques voire mélancoliques, figées par l'angoisse de l'éloignement et de la mort, les séparations risquent d'être essentiellement saisies dans le halo du désespoir ou du traumatisme.

    Ce serait oublier la détermination constructive, indispensable à tous les processus de différenciation : qu'ils se déclinent entre dedans et dehors, réalité psychique et réalité matérielle, moi et autre, masculin et féminin, ils trouvent dans l'expérience de séparation et dans les représentations  qu'elle se donne, un support fondamental riche de toutes les potentialités de changement.

    Les auteurs explorent les multiples voies qui s'offrent à nous pour aborder la question des séparations, qu'elles relèvent d'une catastrophe ou qu'elles assurent une victoire.

    Mise en vente le 26 septembre 2013.

  • Entre le père et la mère, faut-il choisir ? Que l'on soit enfant, adolescent, adulte ou personne vieillissante, faut-il toujours privilégier l'un plutôt que l'autre, abandonner l'un au bénéfice de l'autre ?

    La bisexualité, cette immense construction freudienne, est toujours aussi vivace. Elle ne signifie pas la confusion des sexes, elle signale l'existence des deux, masculin/féminin et leurs configurations à la fois singulières et plurielles. Sans préjuger des choix de la vie amoureuse, elle souligne la double référence, au masculin et au féminin, au père et à la mère, au sein de la psyché. À partir d'expériences cliniques originales et de réflexions théoriques fécondes, les auteurs affrontent l'éternelle question « Dis-moi qui tu préfères, ton père ou ta mère ? Qui aimes-tu le plus, elle ou lui ? ».

  • La douleur

    Catherine Chabert

    Dans la traversée de la vie, de ses tout-débuts jusqu'à son extrême fin, dans ses liaisons possibles avec le plaisir ou dans ses dérives mélancoliques, la douleur reste la compagne fidèle du corps et de la psyché.

    La douleur relève de l'effraction, par rupture des barrières, par excès d'excitation, une implosion violente qui déborde les limites du moi-corps. Si le privilège est accordé à l'expérience de satisfaction dans la construction du psychisme, du moi et de ses objets, dans la création des fantasmes et des représentations, la douleur fait toujours retour, comme expérience humaine inéluctable et sans doute indispensable parce que toujours liée à la perte d'objet.

    La douleur ne se confond ni avec la détresse ni avec la souffrance. Elle en désigne l'au-delà dans une radicalité qui défait les liaisons trop convenues entre les affects et les représentations. Comme éprouvé pur, elle peut exclure la part de l'autre et, en particulier, sa fonction consolatrice. Elle peut aussi et ce sont là son essence et son destin en psychanalyse comme dans la littérature constituer un point d'appel pour les mots et donc pour celui qui les dit ou les écrit.

    Mise en vente le 15 octobre 2015.

  • De la philosophie à la psychanalyse en passant par la psychologie, le parcours de D. Anzieu est celui d'un humaniste que soutient une démarche épistémologique qui concilie l'attachement rigoureux à la méthode et à la métapsychologie freudiennes, avec une ouverture, une extension des concepts et des techniques, dans des champs cliniques très diversifiés.

  • Cet ouvrage rassemble, en un seul volume, la présentation de deux tests projectifs majeurs, le Rorschach et le TAT.
    Il présente précisément et de manière approfondie, pour l'un et pour l'autre, la méthode de cotation, l'analyse et l'interprétation des données recueillies lors de la passation de ces tests par des patients. Tout en respectant leur singularité et en consacrant des développements substantiels à ces deux tests, il détaille les étapes essentielles de leur analyse différentielle et de leurs apports complémentaires.
     

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    La régression fait partie des processus psychiques qui peuvent se déployer dans des directions différentes, s'entremêlent et se condensent pour se lier, se délier, construire ou détruire. Moteur puissant du fonctionnement psychique, elle est quotidiennement présente dans la simplicité de la vie, inquiétante et énigmatique dans les dérives de la maladie grave, attractive et dangereuse dans les traitements psychiques où règnent le transfert, ses menaces et ses espérances.

    Splendeurs et mise?res, exaltation ou de?re?liction, mais toujours exce?s et de?mesure : la re?gression s'ancre définitivement au corps et à la psyché. Elle ne pourrait e?tre absente de l'appareillage psychique le plus habituel sauf a? entrai?ner des troubles graves : ne plus dormir, ne plus re?ver ? Vivre en étant totalement prive?s de sensorialite? ? Sans l'expe?rience de ce qui ne passe pas par les mots ?

    À partir de leur pratique, les auteurs explorent les diverses formes de cette notion complexe au caractère trompeusement banal et connu. Leurs contributions témoignent d'une mise à l'épreuve de la régression à différentes périodes de la vie (enfance, adolescence, âge adulte) et dans différents champs de la clinique psychanalytique contemporaine.

     

  • Le père est aussi incertain que la mère est certissime et les conséquences de cette dyssymétrie sont multiples. L'oubli du père revêt les formes les plus diverses, depuis l'accident que l'on voudrait insignifiant jusqu'à l'inéluctable destin.

  • Désir d'un enfant, désir de l'enfant, de l'enfance, de l'infantile... ces mouvements du fantasme ne se confondent pas, même s'ils ne demandent qu'à condenser leurs effets. Ainsi se tracent les voies des sexualités primitive et oedipienne. Du triomphe de his majesty the baby à la mélancolie de l'enfant mort, en passant par tous ces enfants qu'engendrent les sexualités partielles, l'enfant du désir est aussi polymorphe que la sexualité infantile. La clinique de l'infertilité, comme l'expérience analytique du transfert, multiplient les figures de ces désirs d'enfant, entre renoncement et accomplissement.

  • En inventant il y a plus de trente ans la métaphore du Moi-peau, Didier Anzieu a instauré la question des limites au centre de la psychanalyse, sur la base d'une entité mixte psychique et corporelle, dont la clinique vérifie la puissance. Il a éprouvé cette notion dans des dispositifs exploratoires aux limites des pratiques centrales de la psychanalyse, et il n'a pu le faire que suffisamment assuré dans ses propres enveloppes psychiques, suffisamment travaillé par ses failles. A l'occasion du 20e anniversaire de la parution de son livre Le Moi-peau, cet ouvrage interroge et approfondit la pensée de Didier Anzieu, sur la créativité, le transfert et la méthode analytique : une mise à l'épreuve du Moi-peau dans la clinique psychanalytique actuelle.

  • Les psychanalystes n'ont rien à envier aux moines du Moyen-Âge, leurs disputes théoriques d'aujourd'hui valent bien les disputes théologiques d'antan. Les anges ont-ils un sexe ? Dieu qui peut tout peut-il relever une vierge après la chute ? La psychanalyse de l'adolescent existe-t-elle ? Quelle étrange question, alors que la pratique en est bien connue, établie presque depuis les origines (Dora, la jeune patiente de Freud, n'a guère que 18 ans...).
    L'idée de cet ouvrage est née de l'une de ces disputes entre quatre des contributeurs : Jacques André, Catherine Chabert, François Marty et François Richard. Ni les anges ni les vierges n'étaient ce jour-là de la partie mais la « subjectivation » et le « développement en deux temps » de l'humaine sexualité... Nous décidâmes de faire sinon Concile, mais au moins Colloque de nos divergences.
    Dora s'est bien allongée sur le divan de Freud, mais trois mois plus tard elle avait déjà fui les lieux... Ce que « Psychanalyste » veut, l'adolescent ne le veut pas nécessairement... L'existence des psychothérapies psychanalytiques d'adolescents est un fait, le bienfait qui peut en résulter n'est plus à démontrer, alors... Il faut croire que la question demeure, celle que l'adolescent pose à la psychanalyse, à sa pratique, à sa méthode, à son écoute. L'adolescent est le patient du psychanalyste, l'adolescence est l'analysante de la psychanalyse.

  • Angustia, districtia, les deux mots communiquent curieusement via l'étymologie qui, dans les deux cas, dit l'étroitesse, celle d'un espace qui se resserre, d'un détroit. Ce qui les distingue est-il affaire de quantité, la détresse est-elle l'angoisse extrême ? Ou affaire de qualité, l'une prenant dans le sexuel sa source quand l'autre serait plus proche du risque vital ?

  • "Je ne sais pas ce que c'est qu'être moi-même..." La question de l'être désespère toute réponse. Le désespoir c'est tout autant vouloir être soi-même, vouloir se débarrasser de son moi, que la volonté désespérée d'être soi-même. Le désespoir est aussi l'occasion d'une rencontre entre les philosophies de l'existence et l'expérience clinique. Que la question du désespoir soit celle du "présent", de son existence et de sa vérité, c'est l'idée que l'on souhaiterait soutenir et illustrer après un bref détour. "Se sentir réel, c'est plus qu'exister, c'est trouver un moyen d'exister soi-même, pour se relier aux objets en tant que soi-même et pour avoir un soi où se réfugier afin de se détendre." Winnicott

  • Ce volume consacré aux troubles de la personnalité et des conduites recueille une partie des conférences prononcées au cours du Ve Congrès de la Société Internationale de Psychiatrie de l'Adolescent (ISAP). Il s'est tenu à Aix-en-Provence devant 900 spécialistes les 4/5/6/7 juillet 1999.

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