Presses Universitaires de France

  • Depuis trois décennies, le terme de « barbares » a fait l'objet d'un intérêt accru. Alors que la plupart des travaux universitaires portaient jusque-là sur les civilisations bien documentées par les sources écrites, une attention nouvelle a été accordée aux espaces jugés extérieurs, aux zones de contact, aux pratiques d'échanges et aux formes de la représentation mutuelle. Le barbare apparaît aujourd'hui moins comme l'ennemi irréductible du « civilisé » que comme un autre, que l'on doit construire par des dispositifs multiples et qui s'avère nécessaire pour se définir soi-même.
    Sous une forme proche d'un dictionnaire, ce livre étudie ainsi la création et l'exploitation de cette altérité à travers des exemples précis pris dans l'histoire mondiale. Les domaines explorés sont multiples : linguistique, philosophie, sources textuelles, archéologie, histoire de l'art, lieux de mémoire, personnages historiques, droit, culture matérielle, ethnographie, sociologie, historiographie, muséographie, représentations médiatiques...

  • Le pays que l'on nomme la France n'existe pas avant le second millénaire de notre ère. Pourtant, les mondes anciens participent à la lente construction de l'identité nationale. On doit ainsi aux Gaulois l'élaboration des paysages, à l'Empire romain (Ier-IIIe siècle) le droit et la langue, à l'Antiquité tardive (IVe-Ve siècle) la religion et la forme des relations socio-économiques. Dans une telle perspective, les Temps mérovingiens (Ve-VIIIe siècle) et carolingiens (VIIIe et IXe siècles) apparaissent moins comme des moments de décadence ou de renaissance, que comme des inflexions ap-portées à la civilisation antique.
    Concevoir l'histoire de France sur la très longue durée amène en outre à réfléchir à ce qui unifie une société par-delà les ruptures de la trame historique. Sans viser à l'exhaustivité, l'ouvrage explore ces questions centrales pour la recherche des origines de notre pays.

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