Bertrand Benoît

  • Explorant en profondeur les méandres de la machinerie mutliforme et occulte qui fait la politique algérienne de la France, le "syndrome algérien" montre combien celle-ci, loin d'être le fruit d'un calcul rationnel, est en fait issue d'un réseau confus de croyances et de fantasmes entremêlés et souvent contradictoires.

  • Les Américains ont eu leur Vietnam ! Les Russes auront Adonaï ! Là, au milieu d'une jungle dense, poisseuse et humide, l'ennemi invisible les cerne.
    La flotte russe a atteint Adonaï et découvre qu'une jungle s'étend sur toute la surface de la planète. Après avoir établi une tête de pont, les commissaires lancent une offensive contre les Caméléons, des humanoïdes presque invisibles qui ont mené des raids meurtriers contre les humains. Après des mois de campagne, l'armée s'est enlisée dans une guerre d'usure et les morts se comptent en milliers. Alors, lorsque le sous-lieutenant Orlov et son escouade se retrouvent coupés de leur ligne avec pour seul équipement ce qu'ils portent sur le dos, pour eux, pas d'autre alternative que d'avancer ou de crever...

  • L'Humanité est désormais composée de 5 colonies. Chacune dispose d'une armada de vaisseaux qui sillonne l'espace vers 5 exoplanètes. Ces mondes, peuplés par des formes de vies intelligentes, impliquent un seul choix dicté par la survie : conquérir.
    Une planète bleue où l'eau submerge la plupart des terres. Au fond de l'océan et sur les rares sommets émergés subsistent les ruines d'anciennes civilisations qui adoraient une race de pieuvre douée de pouvoirs psychiques... Les gigantesques céphalopodes refont surface pour accueillir les humains qui se sont installés sur les îlots. Mais les aliens ne sont pas aussi pacifiques qu'ils le paraissent et prennent le contrôle de certains humains. Une guerre commence, mais le conflit oppose cette fois l'homme à l'homme.

  • Des Korrigans ont enfin trouvé le moyen d'obliger Orignace à leur écrire une histoire. Ils veulent que le Teuz invente un conte dans lequel eux auraient un beau rôle, mais Orignace est en panne d'inspiration. Et alors qu'il cherche des idées dans la forêt de Brocéliande, il assiste aux débuts de la passion entre Merlin et Viviane. L'enchanteur fait tout ce qui est en son pouvoir pour séduire la future dame du Lac et n'hésite pas à user de ses sorts les plus puissants... Rien ne l'arrête. Cela fait bien les affaires du Teuz, lui qui cherchait de l'inspiration va être servi ! Seul problème, les Korrigans ne sont habituellement pas friands d'histoires d'amour.

  • "Il est un Thrace, prisonnier de guerre et désormais esclave d'un seigneur de Sparte qui se prend pour le meilleur guerrier de tous les temps. L'esclave veut gagner sa liberté mais, plus encore, il veut prouver à ce sparte qu'il est plus libre que lui. ""Même les dieux ne sauraient lui mettre des chaînes. Malin et fort, l'esclave finira par vaincre le plus puissant d'entre eux : Zeus, le roi de l'Olympe.""".

  • Le packaging est omniprésent dans nos vies : chacun de nous manipule près de cinquante packs par jour et en jette au moins cinq dans le même temps. Dans l'histoire du marketing, le passage de l'« emballage » au « packaging » accompagne le déploiement d'une économie du libre-service. Au sein de linéaires marchands encombrés, comment se distinguer, comment donner identité et voix à sa marque ?
    Situé à la croisée du design graphique et du design volume, le packaging a des fonctions techniques, logistiques, mais il est aussi l'un des principaux vecteurs de communication de la marque. Il est le vêtement symbolique du produit, celui par lequel est proposé au consommateur plus qu'un usage ou une présentation, un scénario de consommation et de vie.

  • La légitimité est le capital de crédit qu'une oeuvre, un auteur, un courant reçoit de l'institution littéraire à tel moment de l'histoire. Elle se définit en fonction des valeurs littéraires en cours, doit son efficience au taux d'intérêt et de reconnaissance qu'elle suscite dans le monde social et peut se figer dans un processus de consécration, voire de canonisation. Toute oeuvre, tout auteur, tout courant se mesure à l'aune des signes de légitimité que lui renvoie l'institution littéraire à travers des instances ad hoc (qui vont de la famille à l'école, en passant par l'éditeur, la critique, les jurys, etc.). La légitimité est donc théoriquement inhérente à la production littéraire, l'oeuvre sécrétant fatalement sa valeur d'usage, d'échange et de reconnaissance. Dans l'économie de marché qui régit la production de la littérature, il se fait néanmoins que c'est le volume de légitimité qui définit la valeur littéraire : les oeuvres (les auteurs) de petite ou de faible légitimité sont celles qui sont reconnues dans leur incapacité à atteindre (ou à rivaliser avec) un niveau d'exigence d'autant plus difficile d'accès qu'il se refuse à toute définition et qu'il relève du jugement social. Au Québec, d'un artiste qui est estimé dans les sphères cultivées, on dit qu'il est « respecté » : l'expression connote tout ensemble reconnaissance, admiration, mais aussi autorité et pouvoir.La notion de légitimité a donc ses frontières. Des frontières floues, mobiles et labiles. Des frontières qui se dessinent aussi en regard de ce qu'elles rejettent ou du moins empêchent de passer. Le légitime n'a de sens qu'en fonction de ce qui ne l'est pas, ne peut l'être, ou ne pourra le devenir qu'au prix d'une reconnaissance marginale ou parallèle.

  • La dernière Rencontre québécoise internationale des écrivains, dont Les écrits publient la conférence et l'allocution inaugurales, prononcées respectivement par Suzanne Jacob et André Roy, avait pour titre Éros et ses fictions. Fiction érotique devient érotique de la fiction où l'imagination amoureuse et la créativité propre au désir font un avec l'inventivité verbale. C'est ce dont témoigne tout le numéro, notamment dans les fictions sexuées de Jean Pierre Girard et Jacques Abeille, les essais sur l'amour de Bertrand Leclair et Yannick Haenel, et les poèmes de Gilles Cyr, Hélène Dorion, Benoît Jutras et plusieurs autres. L'oeuvre peinte et sculptée de Garen Bedrossian accompagne les textes de ce numéro.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Qui a exécuté, le 6 février 1998, Claude Érignac, préfet de Corse, de trois balles dans la tête en plein coeur d'Ajaccio? C'est le premier préfet assassiné en France. L'émotion est immense. Au terme d'une enquête controversée dans les milieux nationalistes corses, un commando de militants dissidents est arrêté puis jugé. La fuite d'Yvan Colonna, réfugié dans le maquis pendant quatre ans, va détourner l'attention de leurs procès et occulter leurs véritables motivations. Car le geste du commando, qui a tiré comme un seul homme contre le «symbole Érignac», s'enracine profondément dans l'histoire récente et tumultueuse de la Corse.

    Ponctuée de révélations inédites et sans tomber dans une caricature manichéenne et simpliste, voici l'histoire de ces hommes soudés par un idéal commun et violent, par l'amitié et la loyauté aussi. Jusqu'à ce soir de février 1998 où l'unité de ce groupe, qui a voulu tuer l'État, va se fissurer.

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