Bernard Michel

  • Le bon sens

    Bernard Michel

    Novembre 1449, dix-huit ans après la condamnation pour hérésie de Jeanne d'Arc, Charles VII chasse les Anglais de Rouen. La fin de la guerre de Cent Ans est proche : il faut achever la reconquête du territoire, panser les plaies des provinces dévastées et réconcilier les partis engagés dans la guerre civile. Promettant le pardon et l'oubli, le roi ordonne pourtant une enquête sur le procès de 1431. Malgré la résistance d'une partie de l'Église et de l'Université, quelques hommes opiniâtres, rusant avec la raison d'État, vont rechercher preuves et témoins pour rétablir la vérité, le droit et l'honneur de la jeune fille.
    Après Le Bon Coeur, Michel Bernard relate l'histoire d'une poignée d'hommes en quête de justice. Bouleversés par la parole qu'ils découvrent dans les actes du procès, ils conduiront Charles VII à rendre à Jeanne un peu de ce qu'elle lui a donné. Chez cet homme insaisissable qui fut un grand roi, ils feront jouer au bon moment le bon ressort. Il a le visage d'Agnès Sorel, la beauté morte fixée par Jean Fouquet.

  • Cet essai propose de distinguer l'Ancien Esprit Éducatif du Nouveau, et donne des clés pour incarner ce renouveau éducatif. L'ouvrage invite chacun à s'interroger et à penser, collectivement, le politique de l'éducation pour dépasser les clivages traditionnels.

  • Table des matières

    Avant-propos
    GÉNÉALOGIE DU JUGEMENT ARTISTIQUE
    PREMIÈRE PARTIE. LES RACINES DU PROCESSUS D’ÉVALUATION ARTISTIQUE
    Chapitre 1. Essai de généalogie du jugement artistique
    Chapitre 2. De l’altérité originaire
    Chapitre 3. Pour une autre problématique du processus artistique
    PARTIE 2. DES GENRES ARTISTIQUES
    Chapitre 4. De la musicalité comme processus matriciel spécifique ou les musiques comme variations indéfinies d’un jeu sensoriel illimité
    Chapitre 5. De l’opéra comme modèle esthétique ou les mirages et les avatars d’une hégémonie vocale
    Chapitre 6. Les ambiguïtés de la mimêsis et ses effets pervers sur la catégorisation des arts du spectacle
    Chapitre 7. L’écoute corporelle de la danse ou les résonances polysensorielles du mouvement
    Chapitre 8. Danseurs et philosophes ou les malentendus d’une double attente
    CONSIDÉRATIONS INTEMPESTIVES SUR LES DÉRIVES ACTUELLES DE QUELQUES ARTS
    1. De l’usage du concept de modernité et de ses effets pervers en danse
    2. Dérives et pièges de l’art chorégraphique contemporain
    3. Quelques réflexions sur l’évolution de l’art actuel
    4. L’improvisation en danse
    5. Dérives et réfraction de la théâtralité dans le réseau interartistique
    CONCLUSION



  • Entre la fin du XIXe siècle et les années 20, Prague s'imposa comme l'une des capitales européennes de la littérature, de la peinture et de l'architecture.
    Cette ville où il faisait bon vivre - Tchèques et Allemands y cohabitaient harmonieusement, et la communauté juive y fut longtemps préservée de l'antisémitisme - accueillit et inspira toutes les avant-gardes : symbolisme, décadence. expressionnisme. cubisme... Une Belle Époque injustement méconnue, et ressuscitée par ce livre que hantent, à chaque page, Max Brod. Rilke, Meyrink, Mucha, Bilek et tant d'autres... autour de Kafka, l'écrivain pragois par excellence, qui fait ici l'objet de nouvelles interprétations.

  • Professeur à Paris I, l'auteur lève le voile sur ce troublant personnage connu comme père du masochisme.

  • Quand Omer Dewavrin entre dans l'atelier d'Auguste Rodin, dédale de formes humaines de pierre et de glaise, il a la certitude d'avoir fait le bon choix. Notaire et maire de Calais, il a confié au sculpteur à la réputation naissante la réalisation d'un monument en hommage à six figures légendaires de la guerre de Cent Ans : les Bourgeois de Calais. Nous sommes en 1884, et Dewavrin ne sait pas encore qu'il s'écoulera dix ans avant que l'artiste, en quête de perfection, se décide à déclarer son travail achevé. La bouleversante chorégraphie de bronze n'existerait pas sans ce bourgeois du XIXe siècle qui, devinant le génie du sculpteur, l'obligea à aller au bout de lui-même et imposa son oeuvre en dépit du goût académique et des controverses idéologiques. Sa femme Léontine et lui sont les héros inattendus de cette histoire, roman de la naissance d'une amitié et de la création du chef-d'oeuvre qui révolutionna la sculpture.

  • Le Bon Coeur est le roman d'une voix, celle d'une paysanne de dix-sept ans qui retint le royaume de France sur le bord de l'abîme, le sauva et en mourut. Elle changea le cours de l'Histoire en réveillant dans le coeur usé des hommes la force de croire et d'aimer.

  • "Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l'État le don des Nymphéas, pour qu'ils soient installés à l'Orangerie selon ses indications, il y mit une ultime condition : l'achat un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, pour qu'il soit exposé au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucun motif. Deux remords de Claude Monet raconte l'histoire d'amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l'Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu'au bout."
    Michel Bernard.

  • "À trente-quatre ans, j'ai éprouvé de nouveau l'empoignade d'une lecture d'enfance. Elle a duré deux nuits. Je relisais, bouleversé, Ceux de 14. [...] M'apprêtant à écrire sur les paysages du Barrois et de la Woëvre, j'avais pensé recevoir d'une nouvelle lecture de Genevoix la bénéfique influence. Sa réputation de paysagiste était solide et l'on disait qu'il n'était pas seulement le meilleur peintre de la Loire, mais aussi de la nature meusienne. Je pense maintenant que la cause était plus profonde."

  • "Quand Ravel leva la tête, il aperçut, à distance, debout dans l'entrée et sur les marches de l'escalier, une assistance muette. Elle ne bougeait ni n'applaudissait, dans l'espoir peut-être que le concert impromptu se prolongeât. Ils étaient ainsi quelques médecins, infirmiers et convalescents, que la musique, traversant portes et cloisons, avait un à un silencieusement rassemblés. Le pianiste joua encore la Mazurka en ré majeur, puis une pièce délicate et lente que personne n'identifia. Son doigt pressant la touche de la note ultime la fit longtemps résonner."

    En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la majeur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d'ambulance, il est chargé de transporter jusqu'aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l'offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l'accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu'à son dernier soupir, "l'énorme concerto du front" n'a cessé de résonner dans l'âme de Ravel.

  • Cet ouvrage, destiné tout autant aux praticiens qu'aux étudiants, veut rendre compte d'une matière devenue complexe et foisonnante, en prise directe à la fois avec les mutations sociales, économiques et technologiques et avec les choix politiques.

  • Tout, comme on dit, nous sépare - à l'exception d'un point, fondamental : nous sommes l'un comme l'autre des individus assez méprisables.
    J'ai eu un père mélancolique et puissant, silencieux et guerrier, joueur d'échecs, insondable, lucide et incrédule, solitaire et souverain. Un grand dirigeant d'entreprise, le souvenir que j'en ai, est celui qui sait dire Salade pour tout le monde ! au bon moment. Il n'est pas impossible que vous ayez déjà mis de votre côté les rieurs, les sourieurs, les qui ont de l'humour alors que, moi, c'est bien connu, je n'en ai aucun.
    Il est possible au fond que le fait de ne pas avoir eu de mère vous renforce, mais alors c'est d'une manière qu'on ne souhaiterait à personne. Je revois Aragon, poussant la porte du bar, haute silhouette, chapeau à larges bords, cape marocaine sur un costume de lin gris, très élégant, qui lui donnait, huit ans après la mort d'Elsa, le même air de deuil inconsolé. A certaines personnes, peut-être, il est arrivé de faire l'amour dans un état de pleine lucidité ; je ne les envie pas.
    Tout ce que je suis, moi, arrivé à faire dans un état de pleine lucidité, ce sont mes comptes ; ou ma valise. Je peux faire toutes les mises au point possibles et imaginables : je ne ferai qu'aggraver mon cas de salaud de bourgeois qui ne connaît rien à la question sociale et qui ne s'intéresse aux damnés de la terre que pour mieux faire sa publicité.

  • Hiver 1814

    Michel Bernard

    • Perrin
    • 26 Septembre 2019

    Les premiers Cent-Jours" Le 26 janvier 1814, à Châlons-sur-Marne, Napoléon prend la tête de l'armée pour repousser les coalisés qui ont passé le Rhin et occupent l'Alsace, la Lorraine et le nord de la Bourgogne. Il a soixante mille soldats, majoritairement jeunes et inexpérimentés, l'ennemi cinq fois plus. Alors que son entourage pense la défaite inéluctable, Napoléon guette, provoque, exploite les erreurs de ses adversaires et enchaîne une série de victoires qui rendent possible l'incroyable. Le nombre, finalement, l'abandon des maréchaux et la défection de Marmont donneront à l'événement son issue logique. Commencée sous les neiges de janvier en Champagne, achevée dans l'aigre printemps d'avril en Île-de-France, cette dernière campagne est l'histoire d'un homme au sommet de son génie que sa puissance abandonne. Le maître de guerre observe à la lorgnette les rues de Brienne où il a grandi et qu'il va canonner. Le chef d'État continue d'administrer dans le salon d'un château, une chambre d'auberge, un presbytère, au hasard des étapes, un empire en peau de chagrin. Le cavalier sous les intempéries, au milieu de ses maigres troupes, chemine à travers une région dévastée, une population violentée, hanté par le passé et les fantômes d'une grandeur perdue. À la fin, c'est un homme seul qui, retiré dans une pièce du château de Fontainebleau, la "maison des siècles', appelle la mort en s'empoisonnant. " (Michel Bernard)
    Un grand récit crépusculaire porté par la plume d'un des meilleurs écrivains actuels.

  • Le corps
    L'auteur passe en revue les différentes approches de notre corps par les sciences et la philosophie contemporaine. Ce panorama critique des perspectives sur la corporéité de notre existence le conduit à une déconstruction du concept occidental traditionnel de " corps " et à une démystification de l'image d'un corps-bastion, refuge de l'individualité contre une société tentaculaire : la réalité de notre corps est façonnée par nos fantasmes qui reflètent eux-mêmes des mythes forgés par notre société.
    Michel Bernard
    Agrégé de philosophie, docteur d'État, il est professeur émérite d'esthétique théâtrale et chorégraphique à l'université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.

  • Notre époque voit se multiplier, dans la confusion des repères et du vocabulaire, des conflits qui témoignent que le paysage devient un enjeu social d'une importance déterminante. Il importait de mettre en relief quelques idées fortes, combinant unitairement diverses échelles d'espace et de temps pour saisir, de manière cohérente, pourquoi la notion de paysage n'existe ni partout ni toujours, pourquoi la société française de cette fin de millénaire est si avide de paysage, pourquoi, suivant les cas, le passage d'une autoroute peut massacrer ou au contraire aviver l'identité d'un lieu...

  • Ce manuel de référence propose une analyse complète des systèmes d'information et permet de résoudre les principaux problèmes liés à l'usage des technologies de l'information. À l'heure du cloud computing, de l'explosion des réseaux sociaux, de la croissance du commerce en ligne et des applications mobiles, cette 7e édition se situe dans une perspective résolument managériale.
    Le site de référence sur les SI sietmanagement.fr propose des ressources complémentaires.

  • Tout au long de sa carrière, Michel Bernard n'a cessé de poursuivre son exploration rigoureuse et passionnée de l'acte de danser. Il nous livre ici le fruit de ce travail, au travers d'un choix de textes - dont beaucoup inédits - qu'il a rassemblés autour de grands axes : l'exploration des différentes facettes de la corporéité dansante et l'examen des processus de création chorégraphique, puis de ceux de la réception et de la mémorisation du spectacle de danse. Le florilège se poursuit avec l'étude du travail de figures emblématiques, et s'achève par une analyse du statut de l'enseignement de la danse dans le système institutionnel français. Ainsi est retracé l'itinéraire d'une recherche autour de ce mot trompeur : le « corps ».

  • Mes Tours de France est le premier livre de Michel Bernard. Il nous tend ses pages comme un ami nous tend ses bras. On s'y régale. Il y a les souvenirs. Il y a quelques espérances personnelles jetées aux orties dans la bonne humeur. Il y a du plein-vent, d'enivrantes odeurs, du grand soleil. Il y a le goût des choses simples. Il y a le vélo et les regards mystiques dont on l'entoure. Il y a les coureurs cyclistes, ces êtres de chair et de sang qui brillent comme des astres. Il y a la langue d'un vrai écrivain. Sa sensibilité. La beauté, çà et là, emporte quelques victoires

  • En Afrique, la rue est devenue le lieu de survie pour nombre de personnes échappant au travail salarié. Les deux auteurs ont profité de leurs expériences professionnelles dans le domaine de l'emploi pour observer de plus près ce qui se passait à Abidjan. Les rues sont devenues le refuge des gens de peu, des migrants, des précaires de la société. Les auteurs ont voulu aller à leur rencontre, les écouter et collecter leurs paroles pour découvrir et comprendre.

  • A l'occasion du centenaire de la bataille de Verdun (février à décembre 1916), Michel Bernard raconte par les mots et l'image, et à travers les visages des soldats, ce moment unique dans l'histoire de France.Qu'est-ce que la France ? A cette question, Verdun apporte la plus bouleversante et la plus précise des réponses. Trois cent mille soldats français et allemands sont morts pendant les trois cents jours de la bataille de Verdun, entre les mois de février et décembre 1916. A l'échelle démesurée de la Grande Guerre, ce n'est pas si important, rapporté au paysage de Verdun, à cet amphithéâtre de sombres collines que le regard embrasse en un instant, c'est vertigineux. Nul ne peut prétendre connaître la France et ce qui fait le fond de notre pays, ce peuple très ancien et mêlé qui vit là, au bout de l'Europe, s'il n'a posé son regard sur cet horizon de bois élevés qui s'appellent le Mort-Homme, la cote 304, Douaumont, Vaux, Fleury, le bois des Caures... Nul ne peut comprendre la relation singulière qui s'est nouée ici entre la France et l'Allemagne, s'il n'a vu sous l'Ossuaire les restes mélangés de leur commune humanité, témoignage d'une commune souffrance. Il s'est passé là quelque chose qui traverse le temps.
    Visages de Verdun en dévoile l'âme par la conjugaison de photos inédites et d'un récit prenant.

  • Pas d'erreur dans le titre de ce livre. Si Adrien et Robert Proust, père et frère de Marcel, étaient bien professeurs, Marcel Proust mérite le même qualificatif. S'il n'avait pas le statut de professeur de littérature ni de professeur de médecine, il en détenait cependant les compétences, étant doté d'une perspicacité supérieure à celle de ses professeurs parisiens, soignants sans vrais remèdes - son père inclus.

    Lassé d'entendre leurs balivernes, sa recherche personnelle l'a amené à une compréhension singulière des maladies, décelant le rôle de l'inconscient dans leur genèse, et passant fructueusement, pour la Recherche, des reviviscences du docteur Sollier à ses réminiscences, ce qui rejoint le cheminement de Sigmund Freud.

    Ainsi, le professeur Marcel Proust, asthmatique-allergique, m'a-t-il instruit et éclairé, moi le professeur de médecine spécialiste, sur les liens physiques et métaphysiques de ces maladies de la souffrance pectorale et du rejet. Je ne cesse, depuis, de proposer à ceux qui en souffrent une bibliothérapie proustienne efficace.
    F.-B. M

  • Dans nos sociétés postmodernes, la diversité est devenue la principale grille de lecture sociologique, en même temps qu'un enjeu politique de premier plan. La diversité en société peut être pensée à travers différentes catégories. Ce livre concentre l'analyse sur l'Afrique, tout en conservant un contrepoint européen afin de mettre en évidence les variations géographiques du concept.

  • Depuis l'effondrement du mythe du Progrès au cours du XXe siècle, tous les champs de la culture se sont confrontés à une réflexion éthique. En tant que méthode thérapeutique, la psychanalyse ne pouvait échapper à l'éthique séculaire médicale, tout comme actuellement à l'éthique du soin. Mais en tant que méthode basée sur le transfert de motions pulsionnelles, c'est l'« homme de l'éthique », avec ses valeurs morales et esthétiques, qui l'interpelle et la contraint à préciser ses principes spécifiques. La révélation par la règle fondamentale des multiples transgressions possibles, qu'elles soient agies ou internes au fonctionnement psychique lui-même, leur pouvoir de contagion contre-transférentielle, exige de l'analyste qu'il les reconnaisse et les interprète en tant que telles. La formule de Freud, « sincérité totale contre discrétion absolue », soutient cette exigence d'avoir à côtoyer et penser le transgressif plutôt que de le bannir et le condamner.

  • Les étapes de l'histoire de l'Australie depuis le temps où cette île accueillait les bagnards jusqu'à l'aube de l'an 2000 où ce pays devient peu à peu une puissance mondiale.

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