Andrée Chédid

  • "Rien, en Poésie, ne s'achève. Tout est en route, à jamais.
    En d'autres temps, d'autres termes, d'autres élans, la Poésie, comme l'amour, se réinvente par-delà toute prescription.
    Ne sommes-nous pas, en premier lieu, des créatures éminemment poétiques ?
    Venues on ne sait d'où, tendues vers quelle extrémité ? Pétries par le mystère d'un insaisissable destin ? Situées sur un parcours qui ne cesse de déboucher sur l'imaginaire ? Animées d'une existence qui nous maintient - comme l'arbre - entre terre et ciel, entre racines et créations, mémoires et fictions ?
    La Poésie demeurera éternellement présente, à l'écoute de l'incommensurable Vie.'
    Andrée Chedid.

  • Dans la rue déserte d'une ville ravagée par la guerre, Marie s'effondre, touchée par une balle alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre Steph. Leurs retrouvailles devaient sceller leur réconciliation et l'aveu d'un amour partagé. Luttant contre la mort, la jeune femme ne désire plus qu'une chose : transmettre un message à Steph pour lui dire qu'elle venait et qu'elle l'aime. D'une écriture sèche et brûlante, Andrée Chedid raconte l'agonie de Marie et scande l'absurdité de la guerre, qui meurtrit les corps et sépare les amants.
    L'ÉDITION : découvrir, comprendre, explorer parcours de lecture groupements de textes quatre poèmes d'amour et de guerre la littérature engagée : écrire contre la guerre culture artistique cahier photos : histoire des arts Un livre, un film : Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet éducation aux nouveaux médias

  • L'autre

    Andrée Chédid

    C'est l'aube. L'air est doux. Le vieux Simm et son chien Bic traversent un village encore endormi. Brusquement, un volet claque, et la façade de l'hôtel Splendide s'illumine d'un visage inconnu - la rencontre est fugitive, immense et joyeuse.
    Mais soudain les murs se lézardent et tout bascule dans un tremblement de terre. Dans les ruines, au milieu des cris et des larmes, Simm veut retrouver le jeune étranger avec lequel il a échangé un regard quelques secondes avant le drame. Dans la folie qui suit le séisme, il gesticule, crie, tire les sauveteurs par le bras. Là, il est là ! Il l'a vu...
    Ce roman poétique mélange plusieurs formes d'écritures : poèmes, dialogues théâtraux, scénario de cinéma. Et la magie opère...

  • En attendant, votre mange tourne dans ma tte : je le chris et le dcore de tous les fruits de mon jardin.Fils d'un musulman d'gypte et d'une chrtienne libanaise, petit-fils d'un troubadour, Omar-Jo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth o, en 1987, les hommes se font la guerre.Un beau dimanche ensoleill, devant la porte de sa maison... L'explosion. Assourdissante, meurtrire, elle lui arrache plus que la vie. Ses parents. Son bras. Pourtant, l'enfant qui quitte le Liban revendique l'espoir et l'imaginaire. Paris, il rencontre Maxime, le forain au mange us par le temps et la mlancolie de son propritaire. L'enfant rendra alors toute leur magie aux chevaux de bois, comme il insufflera Maxime la force ncessaire au rve et au bonheur, la jeunesse et l'amour.

  • Au Caire en 1948, la vieille Om Hassan lutte pendant six jours pour sauver son petit-fils du choléra. Elle décide de l'emmener loin du village où les dénonciateurs pullulent. Car pour mettre fin à l'épidémie on éloigne de force les malades. La grand-mère veut tout tenter pour sauver son petit-fils et souhaite rejoindre la mer purificatrice. Le courage de la vieille femme est immense. Mais la route est longue, et les obstacles innombrables. Son chemin va croiser celui d'Okkasionne, un montreur de singe. L'enfant mourra, mais aura vu la mer.

  • Serrée dans le carcan des coutumes, en butte à la dureté et au sommeil des coeurs, ne trouvant aucun écho à sa voix, à ses soifs, n'ayant aucun moyen de se « délivrer », une jeune femme, Samya, s'enfonce, seule, peu à peu, dans le silence et dans la tragédie. Ce premier livre d'Andrée Chedid est plus que jamais un livre d'aujourd'hui. Traversant le temps et les frontières, le cri de Samya rejoint d'autres appels, d'autres refus, d'autres espérances. « D'autres, comme moi, ont dû sentir leur vie s'effriter au long d'une existence sans amour. Si je crie, je crie un peu pour elles... Mais nos filles, nos filles peut-être ne seront plus semblables à ces mousses qui végètent autour des troncs morts. Nos filles seront différentes. Elles surgiront de l'engourdissement... »Roman à suspense, écrit dans un style dépouillé et sobre, mais lourd d'une chaude poésie, Le sommeil délivré nous atteint et nous bouleverse.

  • La cité fertile

    Andrée Chédid

    Alfa chante et danse le chagrin, la gaiet, la mort, la vie.Alfa a cent ans, mille ans, qu'importe ! Elle hante et sillonne cette Ville qui la passionne ; elle y dcouvre des sources. Eprise des vivants, sans cesse elle les rencontre.Alfa s'attache aux pas d'un jeune couple de comdiens, Simon et Livie. Ceux-ci ont quitt le confort de leur milieu pour tenter une autrre vie. Mais un soir, par lassitude, la jeune femme abandonne l'aventure. Un second couple, la quarantaine, install dans la russite sociale, est brusquement au bord du naufrage. Deric, boulevers par la mort de son meilleur ami, remet en cause le sens de son existence, au dsespoir de Natia, son pouse.Alfa, toujours en mouvement, regarde. Ici, ailleurs, partout : bonheurs, malheurs chevauchent.Alfa aime. C'est TOUTE la rponse, c'est la SEULE rponse qu'elle connaisse l'angoisse des jours.La Cit fertile est un roman la fois plein d'humour, de tragique et de posie, une sorte de rve grandiose o la draison est raison de vivre, o la drision se mue tout coup en tendresse, o la femme-bouffon qu'est Alfa prend les dimensions du Destin.

  • « Un livre n´est que le portrait du coeur, chaque page une pulsation », écrit Emily Dickinson. À cela Andrée Chedid ajoute qu´un livre est aussi la soif d´un ailleurs, une salve d´avenir. Dans L´Étoffe de l´univers, la poétesse née au Caire remonte aux origines de sa vie, explore à travers de courts poèmes le mystère du passage sur terre, la beauté et la force, mais aussi la fragilité, surtout quand l´aventure est malmenée par la vieillesse, la mort qui rôde.
    En revenant à saint Augustin et Shakespeare, Rilke ou encore Dylan Thomas, Andrée Chedid éclaire sa propre écriture. Sans qu´aucune certitude ne tienne le haut du pavé, elle précise : « Ne vous méprenez pas / Je ne suis que de passage / Un être fictif sur un trajet/Sans itinéraire / Je pousse des portes / Qui s´ouvrent / Sur la vie / Et d´autres portes / Qui mènent je ne sais où ».

  • Le survivant

    Andrée Chédid

    Une jeune femme, Lana, apprend par un coup de téléphone en pleine nuit que l'avion dans lequel son mari, Pierre, a embarqué quelques heures plus tôt, s'est écrasé dans le désert. Mais il y a des survivants. Bientôt plus qu'un survivant ! Lana, convaincue

  • "Est-ce durablement éprouvé entre le possible et le possible, est-ce dialogue à toute force poursuivi entre l'individu et la multitude, qui ont porté Andrée Chedid vers le théâtre ?... Il lui était nécessaire, sans aucun doute, d'ouvrir un champs plus concret à ces figures qui depuis longtemps la hantent et de poursuivre le seul débat qui l'intéresse en termes plus généraux et en images plus exemplaires : le bruit de l'histoire, les ambiguïtés de la paix et de la guerre, les chances de transformer le monde des hommes, le problème irrésolu des origines, ces questions sont au coeur de son oeuvre théâtrale. Qu'elle la situe très loin dans le temps et dans l'espace comme Bérénice d'Égypte et Les Nombres, ou dans le lieu indéfini des mythes, pour mettre en place le jeu d'ombre du Montreur, Andrée Chedid ne se préoccupe que d'une chose : faire surgir "des bribes de notre visage commun" aujourd'hui".

    M.C Granjon

  • La maison sans racines

    Andrée Chédid

    Sybil, douze ans, habite les Etats-Unis. Sa grand-mère Kalya, la cinquantaine, vit à Paris. Elles ne se sont jamais rencontrées et décident de passer leurs prochaines vacances, ensemble, au Liban, pays de leurs ancêtres. Emigrées de plusieurs générations, leurs maisons sans racines - à part celles de l'esprit et du coeur - sont parfois plus passionnantes et plus ouvertes que les demeures immuables agrippées à leurs mottes de terre. Nous sommes en 1975. Rendez-vous à Beyrouth, à l'aube de la tragédie. Une marche dramatique le long d'une place de la ville ponctuera le roman. Elle ne durera que quelques minutes mais, dans cet espace refermé comme un piège où la mort est aux aguets, Kalya revivra ses propres vacances, en ces mêmes lieux, avec sa grand-mère Nouza. C'était en 1932, en des saisons plus insouciantes et plus frivoles

  • « Elle aurait aimé crier, se battre, soustraire Jean à cette fin. Elle aurait tant voulu prolonger leurs âges, vivre jusqu´au bout. Qu´ils s´accompagnent mutuellement, longuement, le plus longuement possible et entrer dans la nuit ensemble en se tenant la main.
    Maintenant il fallait peu à peu envisager, admettre, accepter le poids de cette main froide, qui n´avait plus de vie, qui n´avait plus de sens. Admettre, accepter, se résigner. Non. Jamais. Ce serait comme trahir. » De la guerre d´Espagne à la chute du mur de Berlin, Andrée Chedid fait le portrait d´un enfant du siècle dans ce roman profond et émouvant qui est comme la quintessence de toute son oeuvre.

  • Un recueil composé de deux pièces de théâtre inédites. La première raconte l'histoire d'une reine et de son bouffon vivant un amour fou en proie aux jeux du pouvoir. La deuxième est une pièce en un acte, une fable sur la relativité des choses : la réussite y est opposée à la mort.

  • « Ces pages, lues à deux voix, sont tirées de Textes pour un poème (1949-1970) et de Poèmes pour un texte (1970-1991). Les deux livres présentent un choix, à travers quarante années de poésie. Les titres qui s'inversent voudraient refléter - comme dans un miroir - la même image, suggérer une même démarche. [...] Les guets-apens de l'événement et du temps, qui tentent d'enserrer chacun entre les parois de l'âge, des frontières, du milieu social devraient être très vite balayés par les souffles de la poésie. [...] La poésie n'est pas refus ou survol de la vie ; plutôt une manière de la féconder, de rendre compte de ses largesses. Elle témoigne aussi d'une soif qui nous hante, d'une interrogation qui nous garde en haleine. Chaque poème achevé devrait apparaître comme un caillou dans la forêt insondable de la vie ; comme un anneau dans la chaîne qui nous relie à tous les vivants. Le Je de la poésie est à tous Le Moi de la poésie est plusieurs Le Tu de la poésie est au pluriel. » A.C. Textes pour un poème, Flammarion, 1950 Poèmes pour un texte (1970-1991), Flammarion, 1991

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet enregistrement reproduit les lectures diffusées sur France Culture dans Poésie sur Parole (une émission d'André Velter - Jean-Baptiste Para - Vanessa Nadjar) au cours d'une semaine spéciale consacrée à Victor Hugo. Chacun des onze poètes contemporains a choisi un texte dans son oeuvre, ou a composé un inédit, en résonance avec l'un de ses poèmes préférés de Victor Hugo. Onze comédiens ont prêté leurs voix à ces jeux d'échos, donnant ainsi à entendre les connivences et les différences.

  • Ces textes tentent d'explorer des bribes de notre terre commune ; à travers cavernes et soleils, dégradation et renouveau.
    Ils sombrent ou s'élancent, actionnés par un rythme, propulsés par leur propre mouvement ; avant d'être décantés et remis en question par un regard plus serré. Pas de terme au mystère des choses naturelles: l'ailleurs est ici. Pas de point final à nos déroutes. Ni à l'émerveillement!

    Photo : collection Andrée Chedid

  • Les marches de sables

    Andrée Chédid

    «Je m'étonnerai toujours de notre prétention à saisir l'infini, à capturer l'éternel, nous qui ne sommes que des instants de chair !» Ce roman se situe dans l'Egypte du IVe siècle et pourtant les questions qu'il pose demeurent universelles, atemporelles,

  • épreuves du vivant

    Andrée Chédid

    Le mot épreuve concerne l'inscrit au sens physique et matériel du terme : cet enracinement est fondamental.

    Le mot épreuves tient aussi du chantier, de la tentative, ce qui n'exclut pas l'élan, mais le parfait et le renouvelle.
    Essais de l'artiste, de l'écrivain, susceptibles de remaniements, de reprises, de ratures, de destruction peut-être ?
    Action faite d'ardeur et de doute, démarche sans point d'orgue, conduite sans épilogue qui justifient, à elles seules, une existence. Chemin qui ne comble ni n'enraye le désir. Textes pour un Poème sans cesse en cours d'exécution.
    La Poésie - manifestement présente dans nos destins, avec ses appels renouvelés à la vie - est, à la fois, l'éperon, l'espérance, et l'épreuve du vivant.
    A.C.

  • à la mort, à la vie

    Andrée Chédid

    L'ancêtre dont le seul compagnon fidèle demeure Saf-Saf, l'âne... Wallace qui, en retrouvant Pauline, découvre que le présent peut devenir éternité... L'ermite des mers qui a choisi un phare comme seul univers... La femme en rouge qui dans sa belle robe couleur de joie, va découvrir le drame... A la mort, à la vie, ou l'amour des deux frères plus fort que la trahison d'une femme... Dix-sept nouvelles chargées d'émotion, à la fois tragiques et drôles, tour à tour tragiques et drôles. Une leçon de fraternité. Des textes d'une rare qualité littéraire, dignes de l'écrivain Andrée Chedid.

  • Une série de nouvelles toutes porteuses de la foi en la vie, chère à l'auteur. A partir de 12 ans.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Avec ces deux courts textes qui empruntent autant au conte poétique qu'à la chronique sociale, Andrée Chedid nous convie à une bien singulière rencontre - familière, sous bien des aspects. Une fois encore, l'auteur fait la part belle aux sens, à l'indicible, et s'il n'y prend garde, le lecteur succombera aisément au sentiment de quiétude qui imprègne chacun de ces récits.

  • Nefertiti. tout le monde connaît son beau visage. Mais qui est cette femme et quelle fut sa vie ?
    Avec Akhnaton, qui régna sur l'Egypte vers 1400 avant J.-C., ils ont formé le couple le plus prodigieux de l'Histoire. Ils rompent avec un passé trop lourd, quittent l'ancienne et fastueuse capitale de Thèbes pour fonder ensemble, sur une terre vierge bordant le Nil : la Cité d'Horizon. Le non-conformisme, la modernité de leur entreprise sont frappants. On y trouve grand nombre de thèmes et d'espoirs d'aujourd'hui : amour des êtres et de la nature, soif de justice et de liberté, véritable présence de la femme, union du spirituel et du réalisme le plus absolu...
    Ce bonheur de vivre, ce printemps, durera une vingtaine d'années. Puis la Cité d'Horizon sera détruite de fond en comble par des forces ennemies.
    Réfugiée aux confins de la Ville saccagée, Nefertiti - en compagnie d'un scribe - survivra, seule, quelques années encore.
    Ce livre s'exprime à travers deux voix. Celle du scribe, Boubastos, qui rapporte l'action, en même temps qu'il rend compte - comme un livre dans le livre - de la mise au monde de cette Chronique . Celle de Nefertiti, dont il guette et transcrit les paroles.
    Les événements offrent une plate-forme véridique à l'exceptionnelle aventure. Mais tout un pan de mystère donne la liberté de rêver. Bien qu'enraciné dans l'Histoire, ce récit veut échapper à la reconstitution historique. Il se voudrait, à la fois, réel et imaginaire.

empty