André Kaspi

  • Les Américains1. Naissance et essor des États-Unis. 1607-1945Au XVIIe siècle, une poignée d'Anglais s'établissent en Virginie et en Nouvelle-Angleterre. En 1945, les États-Unis sont devenus l'une des deux superpuissances. Comment, de quelques colonies, la nation américaine a-t-elle jailli ? Pourquoi des dizaines de millions d'hommes et de femmes ont-ils traversé l'Atlantique pour immigrer en Amérique ? L'industrialisation du XIXe siècle cache-t-elle des réalités plus sombres ? Quel rôle ont tenu les Américains dans les deux guerres mondiales ? Franklin Roosevelt a-t-il créé, au milieu d'une dépression sans précédent, une société plus juste ?Autant de questions que nous ne cessons pas de nous poser. La Déclaration d'indépendance, le melting pot, la statue de la Liberté, le rêve américain, les taudis de New York, la prohibition..., des images fortes qui dissimulent une histoire complexe et fascinante que les historiens américains n'ont pas fini de réécrire.André KaspiProfesseur émérite à la Sorbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire et la société des États-Unis.

  • Rédigée par le spécialiste français de l'histoire des États-Unis, cette biographie de Kennedy nous aide à mieux percer les mystères qui entourent, encore aujourd'hui, cette personnalité complexe.
    Élu le 8 novembre 1960, le 35e président des États-Unis n'aura exercé ses fonctions que pendant mille jours. Mais la légende de John F. Kennedy continue de hanter les mémoires. C'est que, sur l'homme, sa politique, sa vie intime, sa tragique disparition, les mystères perdurent.
    Mystérieux, son assassinat à Dallas, le 22 novembre 1963, dont on a longtemps tenté de résoudre l'énigme. Surprenante, cette carrière politique dont la réussite repose sur le charme et l'intelligence, le gout de la publicité et le souci de l'image, un " libéralisme " prudent et tâtonnant. Complexe, cette personnalité qui résiste aux analyses simplistes. Reste la fascination pour un président charismatique, pour une famille qui a formé un clan, connu bien des vicissitudes, suscité l'inlassable curiosité des médias et de l'opinion publique.
    Kennedy a-t-il inventé le leadership moderne ? A-t-il bouleversé la société et la politique étrangère de son pays ? Questions auxquelles André Kaspi apporte des réponses précises, nuancées, étayées. Tout en reconnaissant que l'Histoire se heurte parfois au mythe et que celui-ci fait partie de l'Histoire.

  • Pendant un demi-siècle, les États-Unis ont mené la guerre froide contre l'Union soviétique, défendu « le monde libre », bâti un Empire. Au monde entier, ils ont proposé un modèle de démocratie et de prospérité.Pourtant cette domination n'est pas allée sans incertitudes. La guerre du Viêt-nam, les conflits raciaux, la contre-culture et le bouleversement des moeurs ont divisé et inquiété. L'affaire du Watergate a porté un rude coup aux institutions politiques. La confiance est revenue avec l'élection de Ronald Reagan. L'effondrement de l'Union soviétique et le retour de la prospérité ont fait des États-Unis la seule superpuissance de la planète. Était-ce « la fin de l'histoire » ? Les attentats du 11 septembre 2001 ont démonté le contraire. De George W. Bush à Barack Obama, les États-Unis cherchent désormais leur place dans le nouvel ordre mondial.André KaspiProfesseur émérite à la Sorbonne, il a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire et la société des États-Unis.Nouvelle édition augmentée d'un chapitre inédit

  • Pourquoi ne comprenons-nous pas le débat sur les armes à feu qui enflamme l'opinion américaine ? L'historien André Kaspi nous en explique les origines et l'actualité.
    Chaque année, des tueries de masse plongent les États-Unis dans l'horreur. Et pourtant, la liberté d'être armé est un droit fondamental, reposant sur le sacro-saint deuxième amendement à la Constitution, que soutiennent une majorité d'Américains : la puissante National Rifle Association, de paisibles mères de famille, les chasseurs, les tireurs sportifs, toutes celles et ceux qui veulent se défendre contre d'éventuelles agressions, qui n'ont confiance ni dans leurs polices ni dans les institutions fédérales. Ce que contestent, avec de solides arguments, les partisans du contrôle des armes.
    Le débat divise le pays, au même titre que l'avortement, la peine de mort et l'immigration. Il tient une place encore plus importante que l'opposition entre démocrates et républicains. Il suscite la controverse dans le monde religieux, universitaire, politique. En un mot, il nous plonge au coeur de la culture américaine, si proche et si différente de la nôtre.

  • la France de la défaite réclame des boucs émissaires. Parmi les premiers frappés, les juifs étrangers et les français israélites sont exclus de la communauté nationale, spoliés, pourchassés. Bon nombre d'entre eux sont internés avant d'être déportés vers les camps d'extermination.
    Pouvaient-ils se soustraire à la législation de Vichy et aux ordonnances allemandes ? Comment ont-ils survécu dans la zone occupée où l'antisémitisme ordinaire et violent, des centaines de mesures discriminatoires, y compris le port de l'étoile jaune, les rafles enfin, faisaient peser une menace constante ? La zone " libre " a-t-elle été un refuge ? Dans la zone d'occupation italienne et en Afrique du Nord, leur sort fut-il meilleur ? Les années 1943-1944 ont-elles été plus tragiques encore ? Quelles formes de résistance ont-ils adoptées ? De quel appui ont-ils bénéficié auprès de la population ? Ont-ils su s'unir face au péril ?
    Autant de questions qu'il est légitime de poser aujourd'hui. Car, avec les passions et les controverses qu'elle suscite, avec les ombres et les mystères qu'elle ne dissipe pas, l'histoire prend forme, telle que les juifs eux-mêmes l'ont vécue, celle des obscurs, des sans grade, de ceux qui ne militaient pas, des enfants qu'on cachait, des maquisards du Tarn qui hissaient le drapeau bleu et blanc en même temps que le drapeau tricolore, de tous Juifs de France qui ont connu l'indicible détresse et affronté la tempête. Ce passé-là nous hante. C'était hier en France.
    A. K.


  • Écrite par le spécialiste français de l'histoire des États-Unis, cette biographie de Kennedy nous aide à mieux percer les mystères qui entourent, encore aujourd'hui, cette personnalité complexe.

    Le 22 novembre 1963, John F. Kennedy était assassiné à Dallas. Si les années ont passé depuis ce drame, le 35e président des États-Unis ne cesse pourtant d'être présent dans la mémoire collective mondiale. C'est que, sur l'homme, sa politique, sa vie intime, sa tragique disparition, l'ombre du mystère continue de planer.
    Mystérieux, cet assassinat dont on ne finit pas de résoudre l'énigme. Surprenante, cette carrière politique dont la réussite repose sur le charme et l'intelligence, sur le goût de la publicité et le souci de l'image, sur d'énormes dépenses, sur un "libéralisme" prudent et tâtonnant. Complexe, cette personnalité qui résiste aux analyses simplistes.
    Aux États-Unis, comme à l'étranger, reste la fascination pour un président qui n'a exercé ses fonctions que pendant mille jours, pour une famille qui a formé un clan, connu bien des vicissitudes et des drames, suscité l'inlassable curiosité des médias et de l'opinion publique.
    Kennedy aurait-il inventé le leadership moderne ? Sert-il de modèle à celles et à ceux qui aspirent au pouvoir suprême ? A-t-il bouleversé la société et la politique étrangère de son pays ?
    Autant de questions qu'il est légitime de poser. Mais les réponses doivent être précises, nuancées, solidement étayées. André Kaspi tente d'établir des conclusions solides, tout en reconnaissant que l'histoire se heurte parfois au mythe et qu'en fin de compte le mythe fait partie de l'histoire.


  • Elu quatre fois à la présidence des Etats-Unis, Franklin Roosevelt a marqué de manière indélébile l'histoire du XXe siècle : il a d'abord engagé le spectaculaire redressement économique de l'Amérique, instauré l'Etat-providence et créé un nouveau modèle de démocratie sociale. Il a conduit son pays à la victoire contre l'Allemagne et le Japon et lui a assuré la première place dans le concert des nations. L'homme est aussi attachant que politique. Ardent et combatif, il a surmonté la terrible infirmité qui l'a frappé bien avant son arrivée à la Maison-Blanche et a incarné la foi dans l'homme, une confiance si nécessaire en temps de désespérance. Leur vie est un roman et ces romans ont changé le monde. Ils sont dix géants de l'Histoire qui ont fait de leur combat la plus palpitante des sagas. Ils ont façonné le XXe siècle et par là même marqué notre destin. Les éditions Fayard et le Nouvel Observateur se sont associés pour raconter leur histoire, qui a fait l'Histoire, à travers les meilleures biographies réunies dans cette collection : "les géants du XXe siècle". Essentiels pour comprendre le monde qui nous entoure, ces ouvrages de référence, très documentés, ont été écrits par des auteurs d'excellence. Ils sont présentés, à chaque fois, par un texte inédit de Laurent Joffrin.
     

  • La caricature du Juif américain, véritable phénomène sociopolitique, revue et corrigée par un historien, spécialiste de la civilisation américaine.
    Trop riches? Trop influents? Les Juifs américains décideraient des élections présidentielles, de la politique étrangère, des orientations culturelles. Ils feraient la pluie et le beau temps dans tous les secteurs de la vie économique. L'Amérique serait devenue juive. Elle obéirait aux ordres d'une infime minorité de ses citoyens.
    Ces idées reçues circulent à travers le monde, comme si elles étaient irréfutables. André Kaspi, qui scrute depuis des années la société américaine, répond aux questions que l'on pose sur les Juifs aux Etats-Unis. Sur une réalité complexe et mouvante, il jette le regard d'un historien. Il observe avec objectivité et honnêteté. Les réponses qu'il propose, il les fonde sur des exemples concrets et contemporains. Il invite ses lecteurs à la réflexion dans un climat de sérénité. Une manière de remettre en cause bien des préjugés.

  • Dans la nuit du 17 juin 1972, cinq hommes, munis de l'équipement spécial des parfaits espions, sont arrêtés dans l'immeuble du Watergate à Washington. Ils « visitaient » le quartier général du Parti démocrate. Un cambriolage banal ? Non. Grâce aux journalistes, notamment ceux du Washington Post, l'Amérique découvre avec stupéfaction qu'il s'agit d'une affaire politique aux innombrables ramifications, que la Maison Blanche y est mêlée et que les institutions démocratiques sont menacées. Deux ans plus tard, le président Richard Nixon est contraint à la démission. Ce fait divers sort de l'ordinaire et suscite bien des questions. Pourquoi les conseillers de Nixon, sinon le président lui-même, ont-ils encouragé cette « pénétration clandestine » ? Pourquoi ont-ils lutté pied à pied pour dissimuler leurs responsabilités, quitte à passer pour des menteurs et à entraver le cours de la justice ? Pourquoi Nixon a-t-il été le principal accusé ? Pourquoi les Américains ont-ils réagi avec indignation ? Quels liens existe-t-il entre le Watergate et le Viêt Nam ? Peut-on dire que la CIA, le FBI et les autres services de renseignement ont tenu un rôle primordial dans l'élaboration du projet d'effraction et dans la dissimulation des faits ? Les États-Unis d'aujourd'hui sont-ils encore sous le coup du traumatisme qu'ils ont subi il y a quelques années ? Le Watergate, c'est d'abord une enquête passionnante comme un roman policier. Mais il faut aller au-delà de la description des faits et réfléchir sur l'évolution de la présidence depuis Franklin Roosevelt, sur l'itinéraire politique de Richard Nixon, sur les dangers que ferait courir à la démocratie une police politique. Au milieu des années soixante-dix, les Américains s'interrogent sur leur système de gouvernement. Pour mieux comprendre ce qui s'est passé le 17 juin 1972 et éviter un nouveau Watergate. Autant de questions et de réponses qui ne sauraient laisser indifférents tous ceux qui sont attachés à la défense de la liberté.

  • « Le vrai politique, c'est celui qui sait garder son idéal tout en perdant ses illusions. »4 juin 1968, Los Angeles. La primaire du Parti Démocrate vient de s'achever. Alors qu'il attend les résultats du scrutin de Californie, Robert F. Kennedy, sénateur américain, s'entretient avec un journaliste pour parler de la dynastie Kennedy, et plus particulièrement du destin de son frère, le président John Fitzgerald Kennedy, brutalement assassiné en 1963 à Dallas.Par sa jeunesse, son charisme, les moments de l'Histoire qu'il a su incarner et sa fin tragique, JFK fait partie des leaders politiques qui sont entrés dans la légende. Construit en flashes-back successifs, cet album retrace tous les grands épisodes de sa carrière politique, dévoilant la façon dont il a révolutionné l'utilisation de l'image présidentielle (omniprésence dans les médias), mais également son apport à la politique intérieure (lutte contre la ségrégation raciale, la pauvreté...) et extérieure (crises de Cuba, discours de Berlin) de son pays.

  • Il y a 225 ans, les Américains inventaient la fonction présidentielle. Plus que jamais, ils sont persuadés - comme la plupart des étrangers - qu'à la Maison-Blanche, « l'homme le plus puissant de la planète » règle les affaires de la nation et, pourquoi pas, du monde entier.
    De George Washington à Donald Trump, en passant par Lincoln, Wilson, Kennedy, Reagan et beaucoup d'autres, les présidents des États-Unis ont marqué de leur empreinte les institutions et leur époque. Mais, à vrai dire, qu'y a-t-il de commun entre le premier d'entre eux et son dernier successeur ? Face au Congrès, à la Cour suprême et aux 50 États fédérés, le président est devenu le symbole de la nation : à lui seul, il incarne les États-Unis. Toutefois, est-il aussi puissant qu'on le croit ?

  • En novembre 1918, la Grande Guerre prend fin. Vingt et un ans plus tard, l'Europe s'enflamme. L'incendie ne tarde pas à gagner le reste du monde. Comment expliquer l'échec des forces de paix ? Pourquoi les traités de l'après-Première Guerre mondiale n'ont-ils pas assuré la réconciliation entre les peuples ? Les États n'ont-ils pas su ou pas tenté de surmonter leurs tensions, leurs frictions et leurs revendications ? L'accession au pouvoir des dictateurs a-t-elle accéléré la marche à la guerre ?
    La Seconde Guerre mondiale est totale. Cette fois-ci, de nouveaux acteurs occupent le devant de la scène internationale, à commencer par les États- Unis de Franklin Roosevelt, la Grande-Bretagne de Winston Churchill et l'Union soviétique de Joseph Staline. Ont-ils mieux réussi l'après-guerre que leurs prédécesseurs ? La sécurité collective triomphe-t-elle enfin avec la création de l'Organisation des Nations unies ? La défaite de l'Italie fasciste, la capitulation de l'Allemagne nazie, l'écrasement du japon annoncent- ils un monde pacifique ? 
    Véritable référence en la matière, cet ouvrage a été écrit par Jean-Baptiste DUROSELLE qui a été membre de l'Institut et Professeur d'histoire des relations internationales à la Sorbonne. Cette 12e édition a été réalisée avec le concours d'André Kaspi, Professeur émérite à la Sorbonne.

  • Mobilisé en août 1914, à 37 ans, l'historien Jules Isaac partagea la vie des fantassins pendant plus de trente mois sur l'Aisne, en Champagne, à Verdun, avant d'être blessé et évacué de son observatoire de la forêt de Hesse, au-dessus de Vauquois, à la fin juin 1917. Pendant toute cette période, il échangea avec son épouse Laure une correspondance très régulière relatant sa vie au front, et la barbarie quotidienne à laquelle, comme tous ses camarades, il était confronté.Ces lettres inédites, poignantes et lucides, puisqu'elles témoignent à la fois d'une expérience personnelle et du regard de l'historien sur l'événement sont ici réunies pour la première fois. Un apport capital à la mémoire d'un conflit dans lequel on s'accorde à voir, à juste titre, la matrice du XXe siècle.Ouvrage réalisé avec le concours de l'Association des Amis de Jules Isaac.Préface d'André Kaspi, professeur à la Sorbonne.Édition critique établie par Marc Michel, professeur émérite à l'Université de Provence.
    1914, la mobilisation et le Soissonais. La Champagne. Verdun. Extraits des carnets de guerre de Jules Isaac. Note sur une entrevue avec Ernest Lavisse en janvier 1917. Renouvellement.

  • Des treize colonies de 1776 installées sur le rivage atlantique à la "République impériale" d'aujourd'hui, les États-Unis ont connu en deux siècles un essor sans commune mesure avec celui des autres grandes puissances. Leur économie dominante, la direction qu'ils impriment au système monétaire international, leur supériorité militaire assurent de nos jours à leurs décisions une influence indéniable sur l'ensemble du monde. Ce livre veut d'abord décrire et expliquer cette ascension rapide, ce destin exceptionnel. Mais il met aussi volontairement l'accent sur la période contemporaine de l'histoire américaine, de 1920 à la présidence de Reagan. La crise actuelle de la société américaine y est analysée lucidement. Chômage, pauvreté, criminalité urbaine, destruction de la nature, obstacles de toutes sortes à l'intégration des jeunes, de la population de couleur, des femmes, contestation par les consommateurs de l'emprise de la publicité : ces maladies ou ces tares de la société d'abondance sont-elles spécifiquement américaines ou communes au monde capitaliste occidental ? A la recherche de leur identité, les États-Unis vont-ils persévérer dans leur ambition universaliste d'imposer leurs valeurs et leurs méthodes au monde entier ou, plus modestement et moins innocemment, découvrir qu'ils ne sont qu'une nation enracinée dans un espace particulier à un moment précis de l'histoire et marquée, comme les autres, par le poids de son passé ?

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