Langue française

  • Nadja

    André Breton

    "J'ai pris, du premier au dernier jour, Nadja pour un génie libre, quelque chose comme un de ces esprits de l'air que certaines pratiques de magie permettent momentanément de s'attacher, mais qu'il ne saurait être question de se soumettre. J'ai vu ses yeux de fougère s'ouvrir le matin sur un monde où les battements d'ailes de l'espoir immense se distinguent à peine des autres bruits qui sont ceux de la terreur et, sur ce monde, je n'avais vu encore que des yeux se fermer."

  • L'amour fou

    André Breton

    "Je vous souhaite d'être follement aimée."

    Un des textes fondamentaux du surréalisme. Un des ouvrages de Breton dans lequel s'offre le plus ouvertement la gamme entière de ses "charmes". Le hasard et le désir, la vie et le rêve, le monde et l'homme entretiennent ici une mystérieuse correspondance de tous les instants.

  • Dans ce livre André Breton cherche à démontrer que le monde réel et le monde du rêve ne font qu'un. Il examine les différentes théories qui ont proposé une interprétation du rêve, pour s'arrêter longuement à celle de Freud.
    Mais pour Breton l'unité du rêve et du réel passe par une profonde transformation sociale. Ce qu'il cherche cependant au-delà de la révolution est "la destination éternelle de l'homme".

  • À trois reprises, en 1924, 1934, 1953, André Breton a réuni en volume des textes divers publiés antérieurement. Mais depuis cette dernière date, celle de La Clé des champs, articles, préfaces, réponses à des enquêtes, entretiens, sont demeurés épars, dans des revues ou des journaux d'accès difficile bien souvent.
    Le présent recueil retient tous les grands articles, toutes les interventions importantes qui se situent entre le printemps 1952 et 1966. Le choix effectué parmi les textes a été guidé par le souci de respecter le constant va-et-vient du temporel à l'intemporel, du particulier au général, qui caractérise la pensée de Breton.

  • "Les mots, de par la nature que nous leur reconnaissons, méritent de jouer un rôle autrement décisif. Rien ne sert de les modifier puisque, tels qu'ils sont, ils répondent avec cette promptitude à notre appel. Il suffit que notre critique porte sur les lois qui président à leur assemblage. La médiocrité de notre univers ne dépend-elle pas essentiellement de notre pouvoir d'énonciation ? Dieu merci, une réaction lente mais sûre a fini par s'opérer à ce sujet dans les esprits. Le dit et le redit rencontrent aujourd'hui une solide barrière. Ce sont eux qui nous rivaient à cet univers commun. C'est en eux que nous avions pris ce goût de l'argent, ces craintes limitantes, ce sentiment de la "patrie", cette horreur de notre destinée. Je crois qu'il n'est pas trop tard pour revenir sur cette déception, inhérente aux mots dont nous avons fait jusqu'ici mauvais usage. Qu'est-ce qui me retient de brouiller l'ordre des mots, d'attenter de cette manière à l'existence toute apparente des choses ! Le langage peut et doit être arraché à son servage. Plus de descriptions d'après nature, plus d'études de moeurs. Silence, afin qu'où nul n'a jamais passé je passe, silence ! - Après toi, mon beau langage."
    André Breton.

  • Lettres à Aube

    André Breton

    Que ce soit dans sa correspondance ou dans ses essais, l'imbrication de la vie et de l'uvre d'André Breton est étroite, nous sommes toujours dans sa maison de verre. 'Le merveilleux quotidien' du poète ne cesse de s'y constituer, comme le montrent ces très belles lettres à sa fille : le surréalisme, la préparation d'une nouvelle revue ou d'une exposition, les dessins de la main de l'auteur, l'affaire de la grotte de Cabrerets, les réactions indignées à la nouvelle de l'alunissage de la sonde soviétique en septembre 1959...
    Pour la première fois, grâce à l'autorisation d'Aube Breton, qui a souhaité rendre publique cette correspondance (tout en respectant la clause particulière du testament de son père), nous avons accès à des pans méconnus de la vie de Breton, qui ne pourront que combler ses lecteurs inconditionnels et éveiller la curiosité des autres.

  • Ces lettres d'André Breton adressées à Simone Kahn, qui deviendra sa première épouse, contiennent des informations inédites sur les débuts du surréalisme, communiquées presque au jour le jour, grâce aux confidences de l'auteur du Manifeste de 1924, de même qu'elles livrent un portrait intime de Breton.

    Portrait fidèle à celui, remarquable, que trace Simone Kahn, dans une lettre à sa cousine Denise, quelques jours après sa rencontre avec le jeune poète, en juin 1920, dans une allée du jardin du Luxembourg : "... personnalité de poète très spéciale, éprise de rare et d'impossible, juste ce qu'il faut de déséquilibre, soutenu par une intelligence précise même dans l'inconscient..."

    Les lettres d'André à Simone permettent de découvrir, à leur tour, un être au charisme intense, loin de l'image caricaturale véhiculée par les ouvrages de critique littéraire. Comme en témoigne, parmi d'autres, cet extrait bouleversant de correspondance du 9 août 1927 : "N'étaient les crises de pessimisme que je traverse et qui me font me contrarier moi-même à toute force, je ne t'aurais jamais infligé la moindre peine. Ce que tu représentes pour moi, si ce mot peut avoir un sens, c'est tout ce qui m'attache à la vie, tu le sais. Hélas, parfois il m'arrive de subir avec violence l'appel de ce qui m'en détache. Tu ne voudrais pas être en même temps ce qui m'y attache et ce qui m'en détache." Ce pessimisme, présent dans les poèmes - notamment avec "Le verbe être" - du recueil Le Revolver à cheveux blancs publié en 1932, ne manque d'ailleurs pas d'une certaine ironie libératrice, qui débouchera, en 1939, sur la notion nouvelle d'humour noir créée par André Breton.

  • Grand couturier, collectionneur inlassable, sachant s'ouvrir aux plus audacieux jaillissements du contemporain, Jacques Doucet (1853-1929) a eu l'intuition pionnière qu'il importait de recueillir "toutes les traces de l'aventure créatrice des écrivains modernes, pourvu qu'ils répondent à des critères de qualité", selon l'expression de François Chapon dans son ouvrage de référence. En juin 1915, conseillé par André Suarès, il commence à constituer une bibliothèque de livres et de manuscrits modernes - la future Bibliothèque littéraire Jacques Doucet. En 1920, son flair lui fait engager un presque inconnu, André Breton, en tant que secrétaire-bibliothécaire.

    Dans l'esprit du pacte d'échange inauguré par Doucet avec d'autres écrivains, les lettres - dont des passages glisseront dans "La Confession dédaigneuse" - sont des témoignages sans équivalent sur un cheminement intérieur. Les relations instaurées dans la confiance heureuse vont se lézarder et la "série de malentendus acceptables", selon une expression prémonitoire de Breton, s'achèvera au bout de cinq ans.

    On ne compte pas les pages capitales sur la maturation du surréalisme. Voyez le projet d'enrichissement de la bibliothèque, à la rédaction duquel Aragon a été associé et où apparaissent les auteurs et les oeuvres constellant le firmament du mouvement. Les plus vibrantes concernent les acquisitions de tableaux. Lisez la lettre du 12 décembre 1924 par laquelle Breton presse Jacques Doucet d'acheter le grand tableau de Picasso qui le hante : "Il s'agit pour moi d'une image sacrée." C'est Les Demoiselles d'Avignon.

  • Venez découvrir le Manifeste du surréalisme, l'essai d'André Breton, grâce à une analyse littéraire de référence.
    Écrite par un spécialiste universitaire, cette fiche de lecture est recommandée par de nombreux enseignants.
    Cet ouvrage contient plusieurs parties : la biographie de l'écrivain, le résumé détaillé, le mouvement littéraire, le contexte de publication de l'essai et l'analyse complète.
    Retrouvez tous nos titres sur : www.fichedelecture.fr.

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  • Poemes

    André Breton

    Ce recueil de poésies d'André Breton regroupe : Mont de Piété - Les champs magnétiques - Clair de terre - Poisson soluble - Lunion libre - Le revolver à cheveux blancs - Violette Nozières - Lair de leau - Poésies 1935-1940 - Pleine marge - Fata morgana - Poésies 1940-1943 - Les états généraux - Xénophiles - Ode à Charles Fourier - Oubliés

  • "Lorsque, au printemps de 1919, André Breton et Philippe Soupault conçoivent et expérimentent la méthode d'écriture d'où naîtront non seulement Les Champs magnétiques mais deux pièces de théâtre : Vous m'oublierez et S'il vous plaît, sans compter nombre de textes automatiques, l'un a vingt-trois et l'autre vingt-deux ans. Au même âge, Rimbaud venait de rompre avec la poésie ; Isidore Ducasse s'arrachait aux Chants de Maldoror et affrontait cette Préface à un livre futur par quoi se donnent les Poésies.
    En 1918, Breton et Aragon, encore mobilisés, se portaient régulièrement volontaires, à l'hôpital où ils étaient affectés, pour assurer la garde de nuit et là, des heures durant, se lisaient à voix haute les psaumes démoniaques du Comte de Lautréamont. L'année suivante, Breton recopie, à la Bibliothèque nationale, l'exemplaire unique des Poésies, qui sont publiées en avril, dans le n° 2 de Littérature, revue qu'il vient de fonder avec Aragon et Soupault.
    On serait tenté de penser que, dans l'esprit des "scripteurs", Les Champs magnétiques sont précisément ce "livre futur" annoncé, au seuil de la mort, par le jeune Ducasse. En un sens, en effet, ils répondent à l'injonction de l'initiateur : "La poésie doit être faite par tous. Non par un." Par-delà les Poésies, les Champs se mesurent aux Chants. L'outrance rhétorique perverse et savante de Maldoror, la sécheresse pseudo-conformiste de Ducasse retournant Pascal et Vauvenargues comme on dépouille un lapin, instituent, dans leur apparente opposition, une zone d'extrême turbulence d'où peut jaillir, sans entraves ni scrupules, la voix automatique."
    Philippe Audouin.

  • Cette correspondance inédite fait revivre vingt ans de l'histoire de Dada et du surréalisme au fil des échanges entre deux acteurs majeurs. Des noms d'écrivains - Tzara, Aragon, Crevel, Char, Péret et d'autres - traversent ces pages, ainsi que ceux de peintres, Max Ernst et surtout Dalí. On y voit l'histoire des revues s'enrichir de nouveaux épisodes.
    L'auteur de Capitale de la douleur et de L'amour la poésie a donné à la poésie surréaliste son plus pur éclat, sa participation aux côtés de Breton à la vie palpitante du mouvement se révèle primordiale. Les enthousiasmes alternent avec les aveux de détresse absolue dans le dialogue de deux êtres réunis par une amitié sans réserve.
    Relation dont l'un et l'autre mesureront rétrospectivement le caractère exceptionnel. 'J'ai cru, comme en aucun autre, à ton amitié, à ta compréhension profonde de ce que nous voulions', écrit Breton à Eluard en mars 1936. À partir de cette année, les engagements révolutionnaires dictés au départ par la même et intransigeante passion les conduisent peu à peu vers des choix opposés. Rejoignant une aspiration de jeunesse vers la fraternité humaine, Eluard va en chercher l'incarnation du côté du Parti communiste auquel il adhérera pendant la guerre alors que les yeux de Breton se seront définitivement dessillés lors du premier Procès de Moscou. Sous nos yeux, la correspondance se fait la chronique d'une rupture.

  • La correspondance entre André Breton et Benjamin Péret - 1920-1959 - revêt une importance majeure pour la connaissance du surréalisme, non seulement parce qu'elle représente une source inédite de l'histoire du mouvement depuis son origine mais, surtout, parce qu'elle constitue un exemple rare, sinon unique, d'une collaboration étroite et d'une amitié de toute une vie entre deux poètes. Breton disait de Péret : "J'en parle de trop près comme d'une lumière qui jour après jour [...] m'a embelli la vie." Tandis que Péret déclarait : "Je suis, à coup sûr, moins qualifié que quiconque pour parler d'André Breton parce que je ne pourrai jamais disposer du recul nécessaire pour apprécier une oeuvre et surtout une vie qui m'est si amicalement proche depuis près de quarante ans." Cette correspondance montre, loin des idées toutes faites, la véritable nature de cette relation reposant sur des affinités électives, des inclinations et des goûts sensiblement différents, mais en même temps complémentaires et indissociables. Comme le souligne Claude Courtot : "Ce principe supérieur ne serait-ce pas le signe d'une personnalité unique - trop écrasante pour un seul homme - [...] et qu'ils s'efforceront de rassembler ?" On assiste à un dialogue mené sur un pied d'égalité n'excluant ni les désaccords ni les nuances et qui apporte un démenti aux caricatures faisant de Breton un chef autoritaire et dominateur et de Péret le fidèle exécutant dans l'ombre du maître.

    Tout au long de ces presque quarante années d'échange se succèdent des moments sombres ou lumineux : toute une vie à la hauteur de l'idée de liberté, d'émancipation de l'esprit et de transformation sociale que le surréalisme s'était fixée dès sa naissance.

  • La présence de l'olivier est un symbole actuel très marquant des paysages méditerranéens et de leur attrait. Dans cet ouvrage, on apprend que l'histoire de l'olivier est très ancienne, qu'elle est ancrée dans la religion et la médecine, et que ses origines génétiques et sa domestication ne sont plus un mystère. Le lecteur pourra s'intéresser également aux aspects culturels, au rôle social et à l'intérêt gastronomique de l'olivier et de ses produits. Néanmoins, l'olivier apparaît hors norme par rapport aux autres arbres fruitiers : cultiver des arbres centenaires est un véritable défi. Ainsi, dans le domaine de la biologie et de la physiologie, les dernières avancées de la recherche sont proposées en particulier pour l'oléiculture, la production des fruits et la protection des oliveraies. Sont considérés également les effets sur la santé et l'impact économique de cette production qui connaît un nouveau souffle depuis une trentaine d'années, car sa culture a été encouragée et ses produits valorisés. La qualité des produits oléicoles est donc un élément majeur du succès de cet arbre et de nombreuses appellations d'origine protégée ont vu le jour en France et dans de nombreux pays du Bassin méditerranéen. L'image de l'olivier est maintenant mise en valeur dans les paysages qu'il a transformés et même dans les villes. Spécialistes de l'olivier, les auteurs nous font part des résultats de recherche les plus récents et nous entraînent dans l'histoire de l'olivier, l'arbre des temps. Cet ouvrage intéressera les amateurs, qu'ils soient jardiniers, cultivateurs, ou simplement touristes, et tous les professionnels de la filière oléicole et des filières fruitières.

  • " Par sa poétique double de l'automatisme puis du collage, L'Immaculée Conception concilie les deux grands modes d'écriture, issus des Illuminations de Rimbaud et des Poésies de Ducasse, qui déterminent la majestueuse révolution surréaliste telle que celleci se trouve illustrée dans l'un des plus grands livres qu'elle ait jamais produits.L'Immaculée Conception est ce livre. Son ambition est immense. Elle l'est à un tel point qu'aucun lecteur n'a pu en prendre encore la mesure. Il s'agit de tout faire tenir en l'espace des quelques pages fulgurantes qui donnent à cet ouvrage sa dimension d'encyclopédie poétique de poche, [...] denses au point de paraître inintelligibles, défi nitives comme si elles contenaient le dernier mot d'un oracle absolu s'exprimant en aphorismes sans appel. " Philippe Forest (extrait de la préface)

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    Ce coffret numérique contient Les Voleurs du Pont-Neuf de Clémence Robert, Le Crime des autres d'André le Breton et La Main sanglante d'Henry Cauvain.

  • Honoré d'Urfé, marquis de Verrome, comte de Châteauneuf, baron de Château-Morand, chevalier de l'ordre de Savoie, était né à Marseille en 1568,. puis avait été élevé dans le Forez. Il a trouvé des accents poétiques pour chanter le pays « où passa sa jeunesse ». Au commencement du livre III de l'Astrée, il s'adresse en ces termes à la « belle et agréable rivière de Lignon » :« Quelque paiement que ma plume ayt pu te faire, j'advoue que je te suis encore redevable, pour tant de contentemens que j'ay reçeus le long de ton rivage, à l'ombre de tes arbres feuillus, et à la fraîcheur de tes belles eaux, quand l'innocence de mon âge me laissoit jouir de moy mesme, et me permettoit de gouster en repos les bonheurs et les félicitéz que le Ciel d'une main libérale respandoit sur ce bienheureux pays que tu arroses de tes claires et vives ondes ».Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Collection XIX - "- Vous ne l'avez pas encore vue ? - Non, madame. Je ne suis à Rennes, comme vous le savez, que depuis une quinzaine de jours, et ce bal est le premier auquel j'assiste. Je vous avoue, en revanche, que je suis assez curieux de la voir. Je n'ai pu faire une seule visite sans entendre parler d'elle. J'ai cru d'abord qu'il s'agissait d'une cocotte. - Fi donc ! apprenez, monsieur le substitut, que nous n'avons pas, comme vos parisiennes, l'habitude de causer des cocottes."
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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