Amandine Delaunay

  • Marco connaît les mille secrets de Holland Island : les dunes où il aime jouer, les cachettes dans les arbres, et surtout les oiseaux, dont il sait imiter tous les cris. Il en connaît aussi les dangers. Les serpents qui se cachent dans les marais. Le vent qui souffle parfois très fort. Et la mer, qui peut être cruelle. Cette année-là, en 1917, deux événements ébranlent le petit monde merveilleux de Marco : son grand frère Tom part pour la guerre en Europe, et une terrible tempête menace d'engloutir son île. Mais pas question de se rendre sans combattre !

  • Amouksan est la doyenne de l'humanité. Elle vit en Sibérie, au bord du monde, près du domaine des esprits. À présent, il ne lui reste que ses souvenirs, et trois objets précieux qu'on lui a offerts : un talisman en cuir, une pochette de photos, et une magnifique robe qu'elle a portée une seule fois, il y a très, très, très longtemps. Son père trappeur aurait voulu un garçon, pour lui apprendre à chasser le renne l'hiver, et le saumon l'été. Alors, il a élevé Amouksan comme un garçon. Mais cette année-là, c'est un géant revenu du fond des âges qu'ils vont découvrir ensemble. Un mammouth. Il allait leur offrir la plus incroyable aventure de leur vie.

  • Le Bout du Monde, c'est là qu'est partie habiter la grand-mère d'Hannah. Un endroit perdu à l'est de l'Australie. La première ville est à soixante kilomètres, le premier voisin presque aussi loin. Ici, on peut se consacrer aux deux choses les plus importantes : vivre en pleine nature et lire, sans être dérangé par personne. On peut aussi garder ses secrets. Et elle en a, des secrets, sa grand-mère. Des secrets qui remontent à des temps très anciens. Des secrets qui ont la forme d'empreintes et de touffes de poils. Des secrets de la plus haute importance. Des secrets qui font battre le coeur, et même un peu trop vite.

  • J'ai rencontré Snowball un jour où je n'avais pas très envie d'aller à l'école. Je traînais le long de la digue d'Industrial Canal. Quand je l'ai pris dans mes bras, il était si léger que j'ai eu l'impression de soulever une boule de coton. « Wiiiff ! Wiiiff ! » a-t-il fait. Ça voulait dire : « Je veux rester avec toi. » La petite langue rose de Snowball me chatouillait les doigts, et j'ai tout de suite compris que plus rien, jamais, ne pourrait nous séparer. Pas même un ouragan de catégorie 5.

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