Alphonse Zozime Tamekamta

  • L'Afrique n'agonise pas, quoi qu'en disent les forcenés, tenus par des paris visant à exclure le continent du banquet de l'universel. Plutôt, elle tente désespérément de se révéler à elle-même, de ficeler et de conduire des développements. C'est à cette urgence que les auteurs se sont consacrés, faisant émerger à l'interstice d'une problématique univoque, des contributions plurielles pour offrir aux décideurs africains des choix alternatifs de gouvernance politique et économique.

  • Le discours politique et diplomatique dominant présente l'Afrique centrale comme étant un espace où cohabitent de tenaces différences et d'incompréhensibles suspicions. Dans l'optique d'identifier l'ensemble des germes déstabilisateurs de ce processus intentionnel depuis le 8 décembre 1964, ce livre lève un pan de voile sur la gestion camerounaise du secrétariat général de l'UDEAC/CEMAC en mettant en évidence les insurmontables écueils qui hypothèquent l'avenir de l'idéal communautaire tant espéré du grand nombre.

  • Avec un milliards d'habitants depuis novembre 2009, l'Afrique peine à garantir les besoins élémentaires. S'invite alors le fatalisme. Il s'agit de l'inquiétude qui condamnerait l'Afrique à mendier à la fois la pauvreté et le développement, à défaut de s'écrouler sous le poids de sa population extrêmement jeune. Voici des pistes pour comprendre l'explosion démographique de l'Afrique, l'inscrivant au centre des problématiques de développement au 21e siècle.

  • Face à l'unipolarisation d'une économie camerounaise monopolisée par le secteur informel et à l'omniprésence du discours politique, cet ouvrage inscrit le monde rural au centre de la stratégie d'affinement de la croissance économique. Voici un tour d'horizon de la politique agricole conçue et appliquée depuis 1960 et une réflexion pour opérationnaliser la croissance économique à l'horizon 2035.

  • Après 50 ans d'indépendance, les Etats africains s'engagent encore sur les sentiers de la démocratie et du développement. Entre commémoration et refus de s'émanciper, ce livre poursuit une analyse politique et historique de la sociologie du pouvoir en Afrique.

  • L'opinion publique africaine sur la Cour pénale internationale (CPI), laquelle applique le droit pénal international à deux vitesses, et l'assentiment de l'Union africaine (UA) à son égard, qui projette l'instauration d'une cour qui garantirait ses intérêts, ont inspiré le présent ouvrage. Les débats actuels des médias et des arènes politiques méritent que la communauté scientifique africaine et africaniste se mobilise.

    La CPI est le premier tribunal pénal permanent et universel capable d'« exercer sa compétence à l'égard des personnes pour les crimes les plus graves ayant une portée internationale » (Statut de Rome de la CPI, article 1). Les procédures ouvertes au sujet des violations majeures commises depuis 2004 concernent principalement celles des pays africains. De ce fait, l'opinion africaine s'interroge sur l'impartialité de la CPI, déclarant qu'elle oriente ses poursuites vers les Africains (faisant preuve de « négrophobie »), tout en protégeant les Blancs (« leuchophilie »). Ces contestations appellent à quelques clarifications sur les fondements juridiques réels, voire historiques, des procédures engagées devant la CPI.

    Cet ouvrage collectif explore la position de l'Afrique sur la CPI en tentant de faire le point sur les « flétrissures » historiques non assumées ainsi que sur la pointe d'acharnement occidental vis-à-vis de l'Afrique. Il vise à faire connaître cette crise profonde qui secoue la CPI et le continent africain et qui provoque une levée de boucliers.

    Joseph Tchinda Kenfo, Ph. D. en histoire des relations internationales de l'Université de Yaoundé I (Cameroun), est analyste de commission à l'Office de consultation publique de Montréal et chercheur au Centre d'analyse et de prospective sur les Afriques (Montréal). Il est aussi cofondateur et directeur du Centre africain de recherche pour la paix et le développement durable (CARPADD) à Montréal.

    Alphonse Zozime Tamekamta, Ph. D. en histoire des relations internationales de l'Université de Yaoundé I (Cameroun), est enseignant et chercheur à Thinking Africa (Abidjan), de même que membre du Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (Bruxelles) et du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix (Montréal). Il est également cofondateur et directeur adjoint du Centre africain de recherche pour la paix et le développement durable (CARPADD). Il est actuellement enseignant-assistant au Département d'histoire de l'École normale supérieure de Yaoundé (Université de Yaoundé 1).

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