Calmann-Lévy

  • Des pleurs du nourrisson aux peurs scolaires, de la boule à l'estomac aux véritables crises de panique, l'angoisse est la chose du monde la mieux partagée. Le plus souvent passagère, elle peut toutefois devenir envahissante et conduire à la dépression, à la toxicomanie, au suicide. Plutôt que de l'ignorer ou de tenter de l'étouffer artificiellement, ne vaut-il pas mieux essayer d'en cerner les contours et d'en trouver l'origine ?Le stress de la vie moderne, trop fréquemment invoqué, n'explique pas tout, et les anxiolytiques ne suffisent pas à éradiquer l'angoisse qui resurgira demain, plus lancinante encore. A travers l'histoire d'hommes et de femmes venus chercher de l'aide auprès de lui, Alain Braconnier retrace dans Les Bleus de l'âme les différents chemins qu'emprunte l'angoisse et en remonte le fil jusqu'à l'enfance où elle prend sa source. L'angoisse n'est pas une tumeur qu'il s'agit d'extirper mais un être vivant qu'il convient d'apprivoiser. A cette condition, elle peut devenir constructive, voire créatrice.

  • Pour devenir un adulte capable d'affronter les décisions et les choix cruciaux de l'existence, il faut faire ses adieux à l'enfance et renoncer au paradis illusoire de ses premières années. Le livre du Dr Alain Braconnier balaie un certain nombre d'idées reçues sur l'adolescence. Non, tout ne se joue pas avant six ans, loin s'en faut. Non, l'adolescence n'est pas « l'âge ingrat ». La fameuse « crise d'adolescence. » constitue en réalité un moment clé du développement intellectuel et affectif. Il s'opère, durant cette période, une seconde naissance qui signe l'entrée dans le monde adulte. En se libérant des modèles parentaux, chacun construit son identité. Et surtout, si dire adieu à l'enfance est un passage obligé, si les éternels enfants sont éternellement malheureux, il n'y a pas d'âge pour sortir de l'enfance. À la lecture de ce livre, chacun saura s'il en a fini avec sa propre enfance.

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